L'association
Le Patrimoine de Fécamp
Fécamp aujourd'hui
Fécamp demain

Les Passions d'une Cité Maritime

Michel Ledun



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Couverture de l'ouvrage :


SOMMAIRE


Préface


    Que l’on parle de Fécamp, et ma nature se met en éveil. Fusion ou ­symbiose ? Les deux ! Je le suis avec l’ouvrage Fécamp, les passions d’une cité maritime.

    Mon intérêt pour notre cité maritime et ses environs, pour le Pays des Hautes Falaises et pour la circonscription de la CCI Fécamp-Bolbec prend ses racines tant au niveau professionnel que familial.

    L’entrepreneur ne peut vivre seul son ouverture, il vit dans un ­environnement et doit s’y impliquer pour que celui-ci soit porteur. La Chambre de Commerce et d’Industrie est l’excellent moyen de développer des projets et porter la parole des entreprises, son histoire vous est ici racontée.

    Le titre Fécamp, les passions d’une cité maritime m’est apparu d’entrée comme étant en osmose avec ce qui a pu être l’engagement de tous ces ­hommes et femmes dont la vie a jalonné l’histoire de la CCI. Un parcours ­économique, un récit humain. On va y retrouver espoir, angoisse, volonté, dynamisme, conviction, jamais le découragement. N’est-ce pas cela LA PASSION ? C’était la leur. Il est bien de rappeler leur mémoire, de se ­souvenir ce que nous leur devons. Ce livre offre au fil des lignes le travail, la tenacité de plusieurs générations. Il nous propose un exemple à suivre.

    De 1844 à nos jours - Une histoire forte, la maîtrise et le savoir-faire étant toujours au rendez-vous. La route a été dure, le gros temps a fait rage, le navire a tangué, mais le cap a été maintenu. Le port a été atteint.

    La fusion des Chambres Fécamp-Bolbec n’en est-elle pas l’exemple ? Partis de très loin, ensemble, nous y sommes arrivés.

    C’est pourquoi la sortie de ce livre me fait plaisir. Il est bien de fixer l’histoire, de mettre à la disposition de chacun en un seul volume près de deux siècles d’un récit du travail acharné de nos aînés.

    Encore fallait-il rencontrer les compétences, la matière étant là. Les Amis du Vieux-Fécamp, qui ont une conscience aigüe pour tout ce qui concerne la connaissance du Patrimoine, ont su répondre présents.

    L’un des leurs, je dirais des nôtres, il a été vice-président de la CCI, ­président du Tribunal de Commerce, a réalisé un travail de “bénédictin” par une compilation précise. Je remercie et félicite Michel LEDUN.

    Parler du passé pour préparer l’avenir, voilà la voie de la sagesse, le chemin à suivre !

    Bonne lecture.


        Bertrand DUBOYS FRESNEY
        Président de la Chambre
        de Commerce et d’Industrie de Fécamp-Bolbec



Qui a le Passé pour racine
a pour feuillage l’Avenir.
Victor Hugo

Avant-propos



    De multiples raisons s’imposaient pour justifier cette édition retraçant l’histoire de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Fécamp.

FéCAMP, LES PASSIONS D’UNE CITé MARITIME

    Ses responsables, et en particulier Bertrand DUBOYS FRESNEY, ­souhaitaient depuis longtemps en rappeler le parcours depuis l’époque de la  Bourse du Commerce - devenue Chambre de Commerce - jusqu’en 2007, avant que s’ouvre une nouvelle histoire avec la création de la Chambre de Commerce de Fécamp-Bolbec.

    Nous avions le commanditaire.

    Nous savions qu’un travail méthodique de recherches avait été réalisé par Michel LEDUN en 1994 à l’occasion du cent cinquantenaire de la CCI, où des conférences très appréciées en avaient laissé pressentir tout l’intérêt.

    Nous pouvions compter sur l’auteur : Michel LEDUN est un fécampois de souche (né-natif comme on dit à Fécamp). Il a grandi dans l’ambiance du monde maritime, puis est devenu chef d’entreprises impliquées dans les activités du port. Il faut souligner qu’au-delà de ses responsabilités ­professionnelles, la communauté fécampoise lui doit beaucoup en tant que vice-président de la Chambre sous la présidence de Jean York, mais ­surtout dans la responsabilité de Président du Tribunal de Commerce avec quelques dossiers humainement sensibles. Incontestablement, il porte une PASSION pour « sa ville ».

    Les Amis du Vieux-Fécamp ne pouvaient manquer l’occasion de ­faciliter le projet qui se présentait en assumant le rôle de l’éditeur.

    Connaître d’où l’on vient pour mieux savoir où l’on va.

    Il y avait un beau dessein : rendre accessible à tous dans un seul ­document près de deux siècles de travail, de passions économiques et industrielles.

    Puis, en favorisant la sortie de cette édition, nous donnons en quelque sorte une suite logique au livre de Jean-Pierre Balier : Il était une fois un Port qui relate son élaboration depuis les lointaines origines jusqu’en 1914.

FéCAMP,  LES PASSIONS D’UNE CITé MARITIME

    Ce titre proposé par l’auteur et retenu à l’unanimité, est très adapté à l’histoire de notre ville. Son essor est ponctué d’exemples forts, portés par des hommes passionnés. Il nous vient tout de suite à l’esprit :

    •    Alexandre Le Grand dont nous apprécions toujours aujourd’hui son héritage,
    •    Gustave Couturier, maire pendant 30 ans et devenu grand chef d’entreprise à partir de sa volonté et de son talent, assurant plus de 1.000 emplois,
    •    Joseph Duhamel, fondateur des Pêcheries de Fécamp, fleuron de l’époque prospère de la Grande Pêche,
    •    Gustave Vasse, armateur, président de la CCI pendant 28 ans (1920-1948).

    Toutes ces personnalités ont été portées par une PASSION, raisonnée, exemple d’une réussite dont la population fécampoise  a beaucoup profité. Ils ont écrit quelques belles pages de la vie de notre cité maritime.

    Friedrick Hiegel nous dit : «Rien de grand ne s’est accompli dans le monde, sans passion».

    L’histoire de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Fécamp n’avait pas encore été écrite. C’est maintenant chose faite. C’est une histoire attachante, qui n’est pas un roman mais qui veut être le reflet très fidèle d’un parcours économique et industriel passionnant, difficile parfois, ­certes, mais toujours au service du commerce et de l’industrie.

    Ainsi, l’association des Amis du Vieux-Fécamp se place dans la ­mission qui est la sienne, lisible depuis 100 ans sur ses armoiries :


Nepotibus avorum gesta et nobis
(Les œuvres de nos ancêtres pour nos descendants et pour nous).


            Jean-Claude OMONT
            Président de l’Association des Amis     
            du Vieux-Fécamp et du Pays de Caux.



Conclusion



    Issu d’une famille d’ancêtres intégrés depuis plusieurs générations dans le monde maritime Fécampois par un arrière-grand-père inspecteur des pêches, un grand-père d’abord tonnelier puis saleur et armateur de lougres pour la pêche du hareng et d’un voilier pour la pêche de la morue à Terre-Neuve et d’un père négociant-saleur, armateur et à l’origine ­d’industries dérivées de la pêche, mais trop tôt disparu.

    Ce monde maritime m’a toujours fasciné ; aussi c’est avec une véritable passion que je me suis plongé dans l’histoire de Fécamp, de sa région et de son évolution économique à travers les actions menées par la Chambre de Commerce. Mais j’ai trouvé tout aussi passionnant la découverte d’une région et d’un paysage unique par sa situation géographique.

    Campé sur de hautes et blanches murailles, falaises abruptes au pied desquelles la Seine serpente au sud et la mer se brise à l’ouest, c’est “Le plateau de Caux - Pays des Hautes Falaises”.

    A l’amont comme à l’aval face à l’océan, la côte est taillée à vif, et d’une vallée à l’autre, si ce n’est quelques valleuses s’arrêtant à mi-hauteur, la grande muraille demeure comme une forteresse dressée pour étayer le territoire dont elle a la garde.

    La grandiose ligne de falaises les plus hautes de la côte, qui s’étend du cap d’Antifer au nord de Fécamp offre un des plus beaux spécimens de falaises curieusement historiées d’étretat avec la Malporte, l’Arche et son Aiguille, le Chaudron de Bénouville, l’Aiguille de Belval, le Roc de Vaudieu et le Roc aux guillemots, à Fécamp avec le Trou au Chien, le Domaine des géants, la porte au Roi et à la Reine, etc.

    Fécamp, cité maritime a de tout temps été tournée vers les pêches plus ou moins lointaines pratiquées par des hommes hors du commun issus pour beaucoup des hameaux de la campagne environnante. C’est dans ces hameaux que s’est perpétuée la race courageuse et vaillante du marin- pêcheur, c’est là qu’ont grandis les mousses qui allaient à Terre-Neuve, dans les mers du Nord et d’Islande, attachés à la mer parfois si cruelle et si exigeante de courage et d’efforts.

    Evoquer le passé, c’est connaître ses racines et comprendre le rôle important joué par nos ancêtres. Aujourd’hui, nous vivons dans un monde différent et notre avenir réside dans les projets d’extensions du bassin Freycinet qui doivent permettre au port de trouver des activités nouvelles et assurer un développement dans les domaines de la Pêche, du Commerce et de la Plaisance. Dans l’exploitation de notre site remarquable sur le plan touristique, dans une activité commerciale et industrielle sans cesse renouvelée et complétée par de nouvelles activités, l’œuvre de nos anciens est une référence pour les générations futures en laquelle nous plaçons nos espérences.

   

        Michel LEDUN

L’entrée du port :
    La meilleure solution est apparue de construire en rade deux digues divergentes.
    La largeur de l’entrée serait de 100 mètres entre les môles ­terminaux des 2 digues qui prendraient leur départ du rivage, la digue nord aux falaises du Cap Fagnet, la digue sud à l’extrémité nord de la plage. On réaliserait ainsi un amortissement sensible de la houle.
    La jetée nord serait en partie démolie, mais on conserverait le brise-lames nord et il en serait établi un autre au pied de la falaise et qu’une estacade construite en place de la jetée nord chevaucherait pour rejoindre la digue nord.
    La jetée sud serait entièrement démolie et l’ouvrage de remplacement prendrait naissance dans la plage, en bordure du boulevard des Belges, puis du quai Vicomté, l’écartement des digues au départ étant ainsi de 500 mètres environ. La longueur de la digue nord sera de 500 mètres, celle de la digue sud de 400 mètres. Un chenal à moins 5 mètres et large de 100 mètres reliera ce pertuis à l’entrée du port.
Quais et approfondissement du port intérieur :
    - Les quais nord de l’avant-port actuel seraient portés à la cote – 5
    - Le quai de la Vicomté est à reconstruire entièrement, mais ce travail qui s’impose en raison de son état de vétusté, était déjà prévu.
    - Le perré Ouest de l’avant-port serait transformé en quai, ainsi que la partie de la plage, qui constituerait à l’ouest le terre-plein compris entre le perré et la plage ; ce terre-plein pourrait recevoir des dépôts de charbon et de mazout et devenir quai d’armement pour le ­ravitaillement des chalutiers.
    Cette partie du port avec ses quais serait surtout utilisée au moment de la pêche du hareng, étant placée à proximité des installations de salaisons et de saurisseries.
    L’arrière-port réservé à la pêche fraîche serait muni d’appontements établis par un dragage à – 5 permettant de réserver en partie le perré sud qui contribuerait encore à l’amortissement de la houle.
    Les bâtiments existants sur ce terre-plein (Magasins Généraux, bureaux des Douanes, Ponts et Chaussées, courtiers maritimes) seraient reconstruits dans une autre partie du port.
    A leur place seraient édifiés une halle de vente de poissons, des locaux destinés aux mareyeurs pour la préparation et l’emballage, des salles frigorifiques et une gare maritime avec un quai relié à la gare principale par voies ferrées pour les expéditions.
    Un quai serait également établi pour le chargement des camions ­partant par la route.
    La reconstruction des Magasins Généraux est prévue sur le terre-plein nord du bassin Freycinet et celles des bureaux des Ponts et Chaussées, Douanes, courtiers sur le terre-plein sud de l’avant-port nouvellement construit.
    Les quais seraient pourvus de grues pour le déchargement du ­poisson. Le bassin Bérigny et le bassin Freycinet resteraient dans leur état actuel et dragués à la plus basse cote possible, l’un réservé à la grande pêche dont nous connaissons l’importance et que Fécamp compte bien intensifier pour alimenter des maisons de morue et des sécheries, l’autre réservé comme actuellement aux navires de ­commerce.
    La dépense serait de l’ordre de 300 millions à financer tant en ­subventions de l’état, du Département et de la Ville que par un emprunt réalisé par la Chambre de Commerce, gagé par des péages divers et pratiquement sur une taxe de la valeur du produit débarqué.



Le port autour des années 20


    En 1917, un voilier fécampois, le Saint-Antoine-de-Padoue, affecté au transport de charbon entre la France et l’Angleterre et armé d’un canon de 45 mm, a attaqué à l’aller comme au retour un sous-marin ennemi, l’obligeant à plonger, sauvant un voilier français le Saint-Jacques et six voiliers anglais qui se trouvaient à ses côtés. La Chambre décide d’allouer au capitaine et à l’équipage une prime de 1.000 francs. Charles Le Borgne ajoute comme ­armateur la même somme, puis une souscription ouverte au journal a permis la distribution d’une somme de 25.000 francs.
    L’heure légale est avancée d’une heure  pendant la période comprise entre le premier dimanche de mars et le premier dimanche d’octobre. Il a été constaté un grand avantage pour le commerce et l’industrie. La Chambre se prononce pour que cette disposition soit maintenue à l’avenir.
    Le troisième emprunt de la Défense Nationale pour l’ensemble du pays a produit la somme de 10.273.000.000 F (francs anciens) et pour notre ville qui compte 18.000 habitants 10.070.512 F, ce qui donne par habitant 559,47 F.
    Seulement sept voiliers sont partis pour Terre-Neuve en 1917. Trois d’entre eux ont été perdus, deux par torpillage et par abordage. Tous les chalutiers étant réquisitionnés pour la Défense Nationale, il n’y a pas eu d’armement pour Terre-Neuve ou l’Islande.
    Adrien Constantin propose de donner la dénomination des quais du bassin Freycinet comme suit : le quai nord sera dénommé, quai de la Marne, le quai sud, quai de Verdun.
    Une réunion se tient à la Chambre de Commerce de Rouen le 1er ­juillet 1918 en vue de constituer la région économique de la Haute-Normandie comprenant les départements de la Seine-Inférieure et de l’Eure pour former la troisième région économique de France.
    Dans sa séance du 3 janvier 1919, la Chambre de Commerce ­proteste énergiquement auprès de notre ministère des Affaires Etrangères devant la démarche de la colonie anglaise de Terre-Neuve pour ­obtenir du gouvernement britannique qu’il demande à la France d’abandonner ses droits sur Saint-Pierre-et-Miquelon, droits reconnus par le traité d’Utrecht de 1783.
    Un plan de développement de la pêche de 200 millions de francs fait l’objet d’un projet de loi déposé par le commissaire aux transports maritimes. Ces crédits seront employés à la création d’un grand port de pêche à Lorient, un autre à La Rochelle, à des installations ­nouvelles dans le port de Boulogne et à la création de deux ports de pêche en Méditerranée dont l’un à Port-Vendres. Fécamp déjà oublié, réclame sa part et propose que les 200 millions soient répartis entre tous les ports de pêche proportionnellement à leur production.
    En 1919, la ville de Fécamp décide d’ouvrir une souscription en vue de l’érection d’un monument à la gloire des armées françaises et ­s’inscrit pour 5.000 F. La Chambre de Commerce verse également une somme de 5.000 F.
    Si la guerre avait provoqué un ralentissement de nos industries et de la pêche, dès la fin de 1919, la Chambre, dans un rapport adressé au ministre des Travaux Publics, expose toute la volonté de notre cité de retrouver très rapidement l’ensemble de ses activités, et son désir de poursuivre son développement économique. Le Président Camille Dubosc déclarait : « Pendant les hostilités, vingt-huit unités de notre flotte ont été détruites par l’ennemi. Elles n’ont pu encore être ­remplacées qu’en partie. Des pourparlers sont engagés pour plusieurs navires. Un grand cargo est en construction et plusieurs sociétés ­nouvelles sont en formation pour l’achat ou la construction de vapeurs ou bateaux mixtes. Deux grandes usines se sont montées ­pendant la guerre, une filiale de Senelle-Maubeuge pour la ­métallurgie, une ­fabrique de boulets et briquettes : la Société Charbonnière Fécampoise. La Compagnie du Gaz et de l’électricité a acquis de vastes terrains pour l’installation d’une grande usine. Ces trois établissements ­importeront à eux seuls par Fécamp 80 à 100.000 tonnes de charbon. Nous pouvons affirmer qu’avant la fin 1920, notre port sera doté d’une importante flottille marchande et qu’une ère de travail fécond est en perspective. »
    Il est fait état dans ce même rapport d’un trafic commercial maritime en 1918 de 395.000 tonnes, alors que le produit des pêches livrées au port de Fécamp en 1920 est estimé à 33 millions de francs.
   
La pénurie de monnaie dans notre région ­s’aggrave chaque jour et paralyse les opérations du ­commerce. La Chambre de Commerce, sous ­certaines obligations, décide de procéder à l’émission de bons de ­monnaie pour 500.000 F comme suit :
    - 100.000 bons de 2 F ;   
    - 200.000 bons de 1 F ;   
    - 200.000 bons de 0,50 F.
    L’impression est confiée à la société Monville de Caen. Les frais entraînés par cette émission s’élèvent à 15.000 F qui seront déduits de la somme à verser au Trésor. Le délai de ­remboursement est fixé à trois ans.   


    Par décret du 16 mai 1919, il est possible d’obtenir une ­cession ­gratuite provenant de prises de guerre. La Chambre de Commerce a ainsi obtenu l’octroi de deux obusiers de tranchées à prendre au parc d’artillerie de Vincennes. Ils lui seront expédiés en port dû. Que sont-ils devenus ?
    Pendant l’année 1920, la pêche du hareng ayant été très importante, les ateliers de salaisons, au nombre de trente-six, employant plus d’un millier de personnes, ont traité 192.992 barils de harengs (environ 20.000 tonnes).
    La Société de la Pêche Française et Sécheries de Fécamp, ainsi que diverses maisons de salaisons, ont expédié 3.500 tonnes de morue. Le filet de morue, article nouveau, entre dans ce chiffre pour deux cents tonnes. Il trouvera d’ailleurs un essor très rapide puisque la ­production atteindra vers 1925 plus de trois millions de boîtes.
      à l’occasion de l’Assemblée des Présidents de Chambre de Commerce du 7 mars 1922, il est évoqué le problème des allocations familiales qui ont été instituées spontanément par les employeurs en faveur de leur ­personnel chargé de famille. Cette institution a pris dans le cadre de l’initiative privée un développement considérable et est ­proportionnée au nombre d’enfants à élever.
    Il résulte des statistiques que la gare de Fécamp occupe en ce qui concerne les expéditions le 18e rang avec 178.000 tonnes et pour ce qui a trait aux arrivages le 32e rang avec 100.000 tonnes alors que le ­nombre de gares du réseau est de 3.416.
   
    La Chambre de Commerce décide l’acquisition des deux premières grues électriques pour l’équipement du terre-plein sud du bassin Freycinet ; la dépense est évaluée à 350.000 F.
Le monument à la gloire de nos armées, œuvre de François Sicard, érigé place Charles de Gaulle à la mémoire de nos morts, fut ­inauguré le 11 novembre 1922 en présence de Léopold Soublin, maire, et de Charles Lallemand, préfet de la Seine-Inférieure.
Par un décret du 11 août 1925, la Chambre de Commerce est ­autorisée à acquérir l’immeuble qui sera occupé par les écoles d’Hydrographie et de Pêches Maritimes sis 7, rue de Mer, pour le prix de 18.700 F et appartenant à M. Dumont.