L'association

Le Patrimoine de Fécamp

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Le mot du Président

Voeux 2013


attendre – savoir attendre – pouvoir attendre

Sans attendre, formons des vœux tous ensemble pour nous-mêmes, nos familles, nos amis. Ayons une pensée particulière pour tous ceux qui souffrent de l’injustice dans ce monde égoïste, absent d’esprit de solidarité.
Mon propos cette fois-ci portera sur le futur musée
ATTENDRE, SAVOIR ATTENDRE, POUVOIR ATTENDRE, voilà un verbe qui s’applique bien  à la situation. Le temps passe et pénalise le développement économique et touristique de Fécamp et la Région.
ATTENDRE c’est ce que nous faisons depuis fort longtemps, fécampois et cauchois.
Il fût un temps, il y a bien longtemps, où l’on enseignait cette règle : « Le temps perdu ne se rattrape jamais ».
Nous avons toujours soutenu ce projet en SACHANT ATTENDRE. Nos communications en font état.
Nous avons pu nous rendre compte de la situation des lieux lors d’une visite proposée par la Mairie le 2 novembre. M. DUGARD, adjoint au maire, nous a fort bien présenté l’ensemble du projet avec conviction et clarté :
  • Le Belvédère, récemment posé sur le bâtiment industriel, par son volume ne répond pas aux règles de l’architecture (c’est un débat d’architectes) mais il offre un panorama  à 360° sur la ville. Ce qui en sera fait ne peut que satisfaire (présenter l’évolution de la ville  à travers les siècles).
  • La surface d’exposition est triplée par rapport  à celle du musée des Terre Neuvas.
  • La qualité muséographique qui nous a été faite laisse envisager un positionnement de haut niveau tant au point de vue scientifique que culturel.
  • Des expositions temporaires sont convenues et nous permettent d’espérer revoir des collections auxquelles nous sommes très attachés, comme celle des ivoires offerts à la ville par A.P LEROUX, ou encore celle des monnaies transmises au Vieux Fécamp par A. Constantin et par la suite remise à la ville.
Globalement nous sommes ressortis rassurés de cette visite. On pourrait être tentés de dire que « Nous n’avons rien perdu à attendre ! ». Toutefois, dans ce monde en perpétuel mouvement, où tout va vite, peut-on dire sachons ATTENDRE ? Ce serait absoudre les responsabilités qui incombent à celles des entreprises, nous dira-t-on ?...
Soyons optimistes, considérons que ce projet ambitieux trouvera sa justification :
  • Pour ce qu’il propose,
  • Par son investissement.
Il sera une réussite si sa renommée dépasse nos frontières normandes. Faire en sorte que les touristes partant du Bassin Parisien viennent pour lui et que ceux venant d’Europe du Nord s’arrêtent plutôt que de filer vers la Basse-Normandie et la Bretagne.
Il est  audacieux. Fécamp en a déjà eu d’autres qui s’avèrent judicieux de nos jours.
C’est un musée moderne doté de services de qualité, centre de documentation ouvert au public, bornes interactives, ateliers pédagogiques, librairie et auditorium.
Son concept « musée » dans une sécherie n’est pas dépourvu de bon sens.
Reste encore quelques inconnues : son fonctionnement et surtout son coût, l’accueil des cars, le guidage du public etc. On peut penser que tout cela a été appréhendé.
L’ouverture officielle étant prévue fin novembre 2013, une autre inconnue subsiste, la date de fermeture de l’actuel musée. Si elle devait intervenir avant la saison touristique 2013, la Ville serait privée de musée (sauf heureusement le Palais Bénédictine).
N’ignorant pas les contraintes de mise en place de la muséographie dans les nouveaux locaux, il serait judicieux de le fermer le plus tard possible, car l’annonce d’un nouveau musée ne pourra satisfaire les 30.000 visiteurs qui s’y rendent chaque année.
Soyons réalistes, l’impact touristique se fera sur la saison 2014. Que de temps perdu !
Les choses étant ce qu’elles sont, nous n’avons qu’à dire ATTENDRE.
Parole d’élu, il arrivera en définitive aux dernières dates annoncées.
TOUS ENSEMBLE SACHONS ATTENDRE
Bien cordialement
J.C. Omont




Les colombiers cauchois : « colombiers » ou « pigeonnier » ?

Le terme « colombier » venant de colombe correspond au droit en vigueur dans la France septentrionale précisé pour notre province dans la coutume de Normandie.
Le mot « pigeonnier » régulièrement entendu désigne toute construction, non aménagée à l’intérieur, abritant des pigeons. Le colombier est un pigeonnier en forme de tour. Le plus prestigieux colombier à pied, imposante construction, est garni à l’intérieur de boulins sur toute sa hauteur. En Normandie il était un privilège seigneurial réservé aux propriétaires d’un plein fief.

Il se dresse généralement au centre de la cour masure, proche de l’habitation (château, manoir). Circulaire ou polygonal il domine l’ensemble de la propriété.

Dans « LES CAHIERS DE DOLÉANCES » on peut lire : ‘‘la fermeture des colombiers pendant le temps des semailles où leur complète destruction est revendiquée’’.

Dans la nuit du 4 août 1789 le droit de colombier est aboli. ‘’Un observateur a calculé que 4 pigeons nourrissant leurs petits consomment autant de blé qu’il en faut pour nourrir un homme . . .’’

Les différents matériaux utilisés – brique, calcaire, grès, silex -, les divers détails de composition font que la multitude des décors est unique en Pays-de-Caux.

Le colombier type dans notre région (souvent circulaire) est édifié comme suit :

  • A la base la porte d’entrée surmontée d’une savante polychromie (les maçons donnaient libre cours à leur virtuosité et leur imagination).
  • Le larmier à mi-hauteur pour priver l’accès des prédateurs à l’intérieur. Ce ressaut est formé d’un bandeau en pierre convexe présentant une forte saillie.
  • La corniche, prouesse architecturale, est la réalisation de techniques variées : consoles, encorbellements, arcatures.
  • Le toit en poivrière à forte pente (nous sommes dans le Pays-de-Caux) dont la charpente est en chêne se termine par un épi de faîtage sans oublier la lucarne d’envol.
Ne manquez pas de découvrir l’un des nombreux colombiers cauchois (circulaires, polygonaux, carrés) lors d’une promenade dans notre région. Certains sont en bon  état - Sainte-Hélène Bondeville, Saint Léonard – transformés en habitation (peu toutefois) d’autres sont hélas délabrés, abandonnés ruinés, cela est bien sûr « déplorable ».
La route des colombiers n’est plus fléchée, le dépliant touristique n’existe plus « regrettable ».

Jean-Claude Jeanne




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PETITE CHAPELLE STE ANNE DE L’HOPITAL

On la sait en danger. Son effondrement se fait insidieusement.
On peut voir, bien sûr, toujours la cale en bois à la place d’une pierre qui fait tenir l’une des arches. Plus grave, c’est le tassement de quelques centimètres de la pile porteuse. Par ailleurs, la végétation continue à progresser.
Dans l’état actuel des choses, un effondrement est à craindre. On évoquera la fatalité, bien sûr. Nous aurons perdu un site témoin de la mémoire fécampoise, mais aussi provoqué une inondation.
On parle beaucoup de notre abbatiale. Des engagements médiatiquement porteurs sont annoncés qui restent à confirmer, mais en même temps, on n’assure pas un entretien qui pourrait être simple pour les Services Techniques de la Ville.
Alors pourquoi laisser se développer une végétation qui interpelle ?