L'association

Le Patrimoine de Fécamp

Fécamp aujourd'hui

Fécamp demain

Le mot du Président

Janvier 2011



Meilleurs Vœux 2011

Formons tous ensemble, sans attendre, au seuil de cette nouvelle année des vœux pour nous-mêmes, nos familles, nos amis. Ayons une pensée toute particulière pour ceux qui souffrent dans la douleur et la misère. Aidons tous ceux qui ont des responsabilités au niveau des affaires publiques pour qu’ils prennent des décisions dans la sagesse et la modération, qui engagent la vie des uns et des autres, cela à quelques niveaux qu’ils se trouvent, national, régional, départemental et local.

DEVOIR DE RESERVE – La démocratie française autorise le droit d’expression le plus large possible. Elle doit néanmoins se vivre dans l’expression d’une sage réglementation. Ce courrier ne reprendra pas les questions qui nous animent en matière d’aménagement urbain dont relèvent la protection et la valorisation du patrimoine. Il y a toujours à dire. Nous venons de vivre une période que l’on peut qualifier de pléthorique en matière de communication sur un ensemble de projets qui ne rendent optimistes que si leur réalisation se vérifie.

Nous entrons en période électorale « les cantonales du mois de mars ». Nous saurons attendre et reprendre les orientations proposées par notre livre blanc édité en 2005 et toujours plus que jamais peut être d’actualité.

Nous saurons attendre. Ce mot permet beaucoup d’expressions : « Je vous attends demain », « Attendez un peu », « savoir attendre », « vous ne perdez rien pour attendre » etc.etc.etc.

Notre courrier de juillet s’attachera à une analyse prenant en compte les promesses faites et à venir, obligations d’agir et réalisations indispensables. Vous êtes tous invités à vous manifester.

DEVOIR DE MEMOIRE – Ces mots prennent leur force dans la manière et la fréquence avec lesquelles ils sont utilisés. Ils ne doivent s’appliquer que pour des actions exceptionnelles, toujours dans la ligne fixée à l’origine. Ils trouvent leur justification quand ils présentent l’action que nous venons de terminer et de réussir !

MEMOIRE G. COUTURIER – Notre mission est de nous attacher autant au rappel des figures qui ont illustré la ville que la protection du patrimoine bâti. Sans les Amis du Vieux Fécamp et du Pays de Caux qui l’aurait fait ? 2010 était l’année ou jamais, 50e anniversaire du décès de cet homme d’exception celui du 20e siècle à Fécamp, avant que son œuvre ne disparaisse de la mémoire collective.

A l’évidence, il était logique d’apporter à l’histoire locale et régionale l’héritage de cet homme, et à cette occasion que paraisse un ouvrage regroupant plusieurs années de recherches. Cette édition répond aux attentes. C’est l’occasion pour moi de remercier les adhérents qui ont largement répondu à la souscription. Dommage pour ceux qui n’en ont pas vu l’intérêt.

L’exposition mise en place à la CCI Fécamp-Bolbec, anciens établissements COUTURIER, sur décembre aura un prolongement dans plusieurs établissements scolaires qui en ont apprécié l’opportunité. C’est une grande satisfaction.

Puis, l’actualité nous a offert l’occasion d’établir une relation forte entre Gustave COUTURIER et René COTY, tous les deux de grands amis. Leur aspiration et leur volonté de défendre les moins favorisés se sont souvent rencontrées à partir d’un esprit de consensus.

Le 40e anniversaire de la mort du Général de Gaulle a mis en exergue le rôle éminent du Président COTY rappelant aux affaires, contre l’avis d’une grande majorité de parlementaires le 18 mai 1958, le Général de Gaulle. Cette décision importante méritait un rappel, à Etretat où son souvenir est resté particulièrement fort, sur sa vie, par une conférence magistralement présentée par David BELLAMY devant un auditoire nombreux et conquis.

Sans attendre, après une année 2009 très engagée et très satisfaisante en raison du Centenaire, bien inscrit maintenant dans l’histoire de l’Association, nous avons mis en place d’autres actions - 2010 a été très riche en sorties et rencontres pour le plaisir d’un grand nombre d’entre vous (voir par ailleurs).

Observons aussi que le nombre des adhérents reste en augmentation, et cela malgré les départs toujours dans la douleur. La vie hélas est ainsi faite.

En développant ces lignes, j’ai une pensée pour vous tous, pour les attentes qui vous animent. Je me dois d’avoir une attention toute particulière pour ceux qui contribuent à la bonne marche des Amis du Vieux Fécamp et du Pays de Caux, pour le travail qu’ils réalisent au quotidien.  Je sais que je peux vous associer dans mes remerciements. Ils se reconnaîtront, vous les avez déjà identifiés.

Notre réflexion se porte souvent vers les moyens dont il faut disposer et vous en parler en termes météo.

Le baromètre descend. Il n’y a pas avis de tempête, mais le temps s’assombrit, avec mer légèrement agitée. Il y a menace de grains. Ils partiront avec la marée (comme on dit cheu nous). Le retour au beau fixe est envisagé pour naviguer sur mer calme.

En fait, nous sommes en présence d’une crise de croissance. A nous de la maîtriser. Nos activités seront ce que vous voudrez bien qu’elles soient.

Alors, pour y parvenir, merci de répondre à notre appel de cotisation, en rappelant que nous bénéficions tous sur versements de cotisations d’une exonération de 66 %.

Merci !

Bien à vous

Jean-Claude OMONT



ABSENCE DE MEMOIRE


— Dites-nous où est situé Saint-Clair-sur-Epte ?
— En Pays de Bray, bravo !

— Que nous rappelle cette localité ?
— Le traité 911 – Naissance de la Normandie, très bien !

Les édiles de la Haute-Normandie semblent avoir oublié ce devoir de mémoire.

Par contre, la Basse-Normandie s’est déjà organisée pour potentialiser sur cet évènement anniversaire historique.

Question de culture ? D’opportunités, certes !

Pourquoi s’étonner que la Haute-Normandie regarde passer les touristes venant d’Europe du Nord, au profit de la Basse.

Encore une occasion de manquée !


Le Mot du Président

Cent ans pour le Musée du Vieux-Fécamp


Des souvenirs !...
Dès le début du XXème siècle, de solides liens d’amitié se nouent entre des passionnés d’Art et d’Histoire. Ils se réunissent régulièrement pour échanger leurs découvertes qu’ils désirent bientôt partager avec tous les Fécampois.
C’est ainsi qu’ils décident de fonder l’Association des Amis du Vieux-Fécamp le 18 novembre 1909. Qui ne se souvient pas de son Centenaire, célébré tout au long de l’année 2009 ?
Ils créent bientôt le Musée des Amis du Vieux-Fécamp rassemblant des dons de particuliers et même des objets confiés par la Municipalité… rappelait Louis Lagarde, notre président d’honneur, dans le n°45 de Fécamp Forum en avril 2009.
2011 marque un autre Centenaire
Le 2 juillet 1911, à 10 heures du matin, le Bureau de l’Association des Amis du Vieux-Fécamp qui deviendra plus tard « et du Pays de Caux » conviait Robert Duglé, maire de Fécamp et président d’honneur de l’Association, le Conseil Municipal et les sociétaires, à inaugurer le musée installé dans les locaux de l’Association et dans ceux loués également dans ce but par la Ville.
Le récit de cet événement est présenté sur près de dix pages dans le Bulletin (le n°2  de 1911… et nous allons bientôt présenter le n°50 ! ). Compte-rendu qui sera fin juillet sur Internet et dont le Courrier Cauchois se fera l’écho au cours du mois de juillet.
Musée constitué de dépôts ou de transmissions à titre définitif, par M. et Mme Augustin Le Borgne, à partir des legs de M. Ernest Le Borgne, dont des manuscrits d’une valeur considérable, sauvés par Dom Tellier lors de la Révolution.
On trouvait également une belle collection numismatique offerte par Alexandre Constantin, puis encore une grande série d’instruments, d’outils acheuléens, pour ne citer  que quelques exemples parmi tout un ensemble.
L’Association des Amis du Vieux-Fécamp était à l’origine de ce mouvement. Son Président, le Docteur Léon Dufour, ne manqua pas de marquer sa satisfaction et sa reconnaissance au Maire de Fécamp, Robert Duglé dont nous citons un court extrait ci-après :

 Mon cher Président,
Vous voulez bien au nom de votre Association adresser des remerciements au Conseil Municipal qui vous a aidé à mettre en valeur dans un cadre approprié les collections qui vous ont été offertes et feront retour dans un temps donné à la Ville de Fécamp. Il nous était bien difficile, avouons-le, de faire autrement. Si en effet, le Conseil Municipal vous a donné un concours empressé, vous nous avez offert en échange des dons, des collections extrêmement belles et intéressantes…

Après avoir déclaré ouvert le Musée, et la séance étant levée, M. le Maire commença la visite des salles. Dans l’après-midi, de 14 h à 17 h, le Musée a été ouvert pour la première fois au public qui s’y est rendu en grand nombre. On a enregistré 1218 entrées.
Le musée du Vieux-Fécamp venait de naître.

Ce récit partiel de l’inauguration de 1911 prend toute sa valeur en ces temps-ci où il est beaucoup parlé du futur musée :  Les Pêcheries, cité des Terre-Neuvas. Il est attendu avec impatience. Il a ses vertus, de par sa qualité muséographique à laquelle Marie-Hélène Desjardins veille avec compétence et maîtrise. Le choix des lieux a l’avantage d’épouser le mouvement actuel de sauvegarde et de reconversion du patrimoine industriel. On en trouve bien des exemples en parcourant la France, comme La Piscine à Roubaix ou, tout près de chez nous, La Corderie Vallois à Notre-Dame de Bondeville (l’histoire de la Société Les Pêcheries de Fécamp est le reflet d’une période florissante de la Grande Pêche et de l’implication de la famille Duhamel qui a honoré la cité),.. D’autre part, sa situation géographique dans la ville conforte le Pôle du front de mer qui, associé au Palais Bénédictine, constitue l’attrait majeur de Fécamp.
Peut-on considérer aujourd’hui qu’il est l’exemple du mariage « Tradition et Modernité » thème d’une réflexion approfondie que notre vice-président Yves Duboys  Fresney présentera dans le Bulletin n°50 ?
De l’autre côté existe le Pôle tradition et histoire ayant pour centre l’Abbatiale, sa Porterie, son parvis, ce qui reste des bâtiments conventuels occupés par l’hôtel de ville, les vestiges du Palais ducal et la Maison du Patrimoine. Des études ont été faites, elles existent et devraient amener, tout naturellement, la mise en valeur de ce second pôle, constituant un thème différent mais très complémentaire pour la réussite de l’offre touristique de Fécamp.
Si le futur musée a ses vertus, il présente le défaut de coûter cher disent certains ;   mais le projet a été jugé suffisamment valable pour mériter de bénéficier  d’importantes subventions.
Soyons optimistes, et laissons-nous aller à comparer ce projet et celui qu’a été le Palais Bénédictine, long à réaliser, très cher à l’époque. Sans argent, Alexandre Le Grand pour le construire a fait appel à des partenaires. « Utopique » disait-on. Aujourd’hui, plus de cent ans après, nous en apprécions l’héritage et son impact.
Réussite et rayonnement : c’est ce que nous souhaitons vivement au futur  musée. Que sa réussite fasse oublier son coût, et le temps qui a paru long de l’attendre.
Alors les Amis du Vieux Fécamp et du Pays de Caux auront la satisfaction de songer qu’il y a cent ans ils prenaient part à ses débuts, sans oublier bien sûr tout ce qu’il a fallu de compétences et d’engagements au fil du siècle, avec des apports successifs. Nous pouvons penser, entre autres, à tout ce qu’a laissé André-Paul Leroux, un de nos anciens présidents, et notamment sa collection d’ivoires, contribuant à ce que le musée de Fécamp fasse partie des beaux musées de France. Rendez-vous en 2012.
Bien cordialement à tous.

Jean-Claude OMONT