L'association

Le Patrimoine de Fécamp

Fécamp aujourd'hui

Fécamp demain


Mieux connaître d'où l'on vient pour savoir où l'on va



Lettre aux adhérents

LE  PATRIMOINE  AUJOURD’HUI…   MAIS  DEMAIN  !…

Nos statuts nous demandent de prendre soin du patrimoine existant et surtout nous suggèrent d'être attentifs à son entretien. Depuis une quinzaine d’années nous nous sommes particulièrement intéressés au bâti de la Ville de FECAMP. Puis nous avons transmis aux élus la possibilité de créer un règlement. Ils répondront par la mise en place d'une étude de ZPPAUP (Zone de Protection du Patrimoine Architectural, Urbain et Paysager) appelée maintenant AVAP. (Aires de mise en Valeur de l’Architecture et du Patrimoine)

Dans le même temps et pour proposer nos idées, nous avons commencé les recherches pour sortir « LE LIVRE BLANC » et le transmettre aux Bureaux d’Etudes sur « FECAMP DES  DEMAIN »
Ce livre Blanc sortira en 2005 avec trois chapitres :  Hier , Aujourd’hui et Pour DEMAIN ! …

Le temps passe, l’urbanisation de nos villes et de nos campagnes est tentaculaire et fait disparaître les terres agricoles au profit d'un mitage pavillonnaire rural (qui s'ajoute au développement des routes, autoroutes, zones industrielles et commerciales). Ce système devient un gouffre qui, dit-on, réduirait les surfaces agricoles d'un département tous les dix ans.

Toutes les petites communes préparent des lotissements, au plus bas prix, comme le demandent les futurs ruraux. Ces derniers s'éloignent de plus en plus des villes et des faubourgs. Ce qui deviendra avec les transports individuels ou collectifs, des charges incompressibles.

Ne faudrait-il pas proposer aux élus une autre formule en aménageant de nouvelles zones d'attraction, en concertation avec le CAUE (comme pour la commune qui a reçu le Grand Prix 2012 d'Architecture et d'Urbanisme de Haute-Normandie dans la catégorie « Equipement Public ») avec, en plus, le soutien de regards extérieurs compétents, voire éminents (tel que Paul CHEMETOV, Grand Prix National de l'Architecture)?.  La densification des centres est une possibilité de développement, pour la réhabilitation du bâti existant complétée par des constructions "intermédiaires",  qui redynamiserait l'activité économique locale. De cette façon, les commerces pourront être maintenus, peut-être pérennisés. Et le village sera conforté.

Le problème des villes est le même. Il faut créer un "Cœur de Ville", avec une densification des terrains, acquis même par "préemption", pour regrouper les équipements de loisirs, sports, culture, etc…Et ainsi, les chalands reviendront.

J.L. Chéron




LE MOT DU PRÉSIDENT

Votre Association va bien. Elle s’efforce de répondre aux objectifs dans l’esprit de  ses statuts.
Se tenir sur la ligne des fondateurs est notre souci considérant toutefois que les motivations de nos aînés étaient plus orientées vers des recherches dont nous bénéficions encore aujourd’hui
Il y a du travail, l’état de  santé du patrimoine local d’aujourd’hui nous inquiète et nous y invite
 Mais nous rencontrons aussi beaucoup de satisfaction, comme votre présence ce jour et aussi des      messages de sympathie
Notre Assemblé Générale est l’occasion pour chacun de s’exprimer. Je vous y invite
Nos activités sont fournies et répondent à vos attentes, si nous en jugeons par votre participation dans tous les domaines dans lesquels le Patrimoine est toujours présent « Découverte, Protection, Sauvegarde »
Le compte rendu moral que va vous faire A. Carpentier notre vice-présidente en témoigne. J’en profite pour la remercier du travail qu’elle accompli au quotidien
Le compte rendu financier qui va suivre par notre trésorier J.P Fiquet est clair et limpide comme il sait le faire
Notre situation financière indique que tout va bien. Bien sûr la subvention du Ministère de la Culture pour 2.000 € est une preuve de l’intérêt  qui est porté sur l’Association en haut lieu. Elle assouplit la gestion.
J’ai conscience que le montant de la cotisation annuelle demande un effort, je vous en remercie encore, mais n’est ce pas par cette contribution que nous sommes  dynamiques et indépendants ?
Le nombre d’adhérents est en légère progression. Nous dépassons 350. Il se renouvelle, les démissions sont marginales, plus malheureux est le départ de nos amis par le décès. 2011 et 2012 ne nous ont pas épargnés. C’est la dure réalité de la vie.
Nous devons rester néanmoins dans l’action. Pour cela votre Conseil d’Administration travaille. Il se réunit tous les mois. Le Conseil de l’Ethique, dont je salue les Membres, nous apporte son avis. J’y suis sensible et les en remercie. Je les cite : L. LAGARDE, JP DURAND, JP BALIER, mais aussi A. CARPENTIER.
Quand j’ai été pressenti pour être Président, il y a 17 ans, c’est vers eux que je suis allé. Leurs encouragements et leur soutien sans faille ne sont pas étrangers à la bonne santé de l’Association aujourd’hui.
Animer, faire vivre une Association de plus de 350 membres, oblige à rester vigilants dans ses orientations. C’est un engagement permanent, avec des moments de satisfaction.
Je salue toutes les bonnes volontés, les compétences qui répondent à l’appel.
L’Association a basé le développement de son activité autour de la communication qui est faite. Nous devons vous tenir informés de nos actions. Puis n’est ce pas le meilleur moyen de se faire entendre
Faire savoir le savoir-faire, votre savoir faire
Oui, nous œuvrons dans  un esprit passionné pour le Patrimoine, car c’est l’image d’une ville, d’une région qui en dépend. Frédérich HEGEL disait : « Rien de bien ne s’est  accompli dans le monde sans passion ! »
Nous sommes par ailleurs sollicité pour des interventions de toutes parts, pas toujours venant des membres de l’Association.
C’est peut être cette passion et toutes ces raisons qui rendent nos propos acides.
Pour le moins dans le titre, mais en communication c’est le mot qu’on retient qui compte. Dans leurs développements ces propos rappellent la vérité souvent illustrée par des visuels.
Notre réaction n’est-elle pas par d’ailleurs proportionnelle à l’intérêt que nous portons à l’image d’un patrimoine que nous voudrions plus attrayant ?
Nos relations avec les responsables sur les quinze dernières années sont ponctuées de propositions malheureusement peu retenues.
Nous restons à ce jour néanmoins dans un état d’esprit ouvert au partenariat. L’ouverture relationnelle que nous avons entreprise avec d’autres associations engagées de même manière en matière de Patrimoine, qu’il soit maritime, histoire locale, social, historique, créée une synergie qui sert l’ensemble. A chaque fois que nous pouvons relayer toute initiative soutenant le Patrimoine, nous le faisons.
La présence de Marc Daudruy qui va nous parler de la fondation d’entreprise qu’il a créée au bénéfice de l’église St Etienne en est la preuve. La rencontre du Privé et du Public favorisée par J. LANG alors Ministre de la Culture est forcément bénéfique.
Il nous est aussi agréable de marquer les bonnes relations que nous développons avec les services du Patrimoine à Fécamp. La présence de Virginie Sampic qui va nous entretenir des peintures de St Etienne, puis cet après-midi du vingtième anniversaire de Fécamp Ville d’Art et d’Histoire,  en est la preuve.
Beaucoup de guides du Patrimoine que nous connaissons ne manquent pas d’éloges sur l’organisation des visites de Fécamp. C’est une raison de plus pour que le Patrimoine soit attractif.
Ce mot est un peu long. Il essaie d’être convaincant sur la bonne santé de l’Association, et de justifier nos actions.
Ne me taxez pas de fatuité ; C’est votre mérite, c’est le travail des Membres du Conseil d’Administration, c’est notre récompense à tous !

Le Président,
J.C. Omont





Je me présente, Marc Daudruy Président de la fondation d’entreprises Fécamp Patrimoine créée il y a maintenant 5 ans par le Groupe SIRH avec les sociétés Olvéa, Wintérisation  Europe et la société d’expertise et Conseil en Entreprise dirigée par Monsieur Remi Boucher.
L’objet de cette Fondation est d’encourager la création artistique et la restauration du patrimoine historique de Fécamp et de sa région.



Les objectifs :
A l’origine nous avions l’intention de restaurer les vitraux du 13e siècle de la chapelle de la vierge de l’Abbaye, mais les contraintes administratives et délais de mise en œuvre étant trop importants : 8 à 10 ans , nous avons abandonné ce projet.
Madame Desjardins, Conservateur de musée de Fécamp, nous a alors suggéré de restaurer les toiles marouflées de l’Eglise Saint Etienne.
Nous avons approuvé cette proposition sachant que les Fécampois sont très attachés à l’église Saint Etienne, paroisse des marins et des armateurs et qu’elle ne peut pas bénéficier des subventions des Monuments Historiques, n’étant pas classée, sauf : le portail Saint Martin.
En effet ce sont les fécampois qui, au cours des siècles, ont participé à la construction, à l’agrandissement et surtout à l’enrichissement artistique de cette église.
Il est donc logique que de nos jours, pour réaliser ces restaurations, les Fécampois se mobilisent pour aider la ville de Fécamp, propriétaire et Maître d’œuvres.
Intérêt touristique :
Il est certain que l’ensemble des restaurations permettra d’avoir un point d’intérêt touristique supplémentaire dans notre ville.
Comme vous avez pu le voir, les toiles marouflées sont restaurées,
Il reste à achever :
. . . Sans oublier le tableau du Christ à la Colonne de Pierre Charles Lemettay en cours de restauration par Monsieur Carli. Il nous indique avoir fait des découvertes merveilleuses.
Le financement : une convention avec la ville prévoit que notre Fondation d’entreprise s’engage à prendre, en charge 70% du montant des travaux, mais cette participation a été considérablement réduite grâce aux souscriptions et subventions autres que celles de la Ville ; la Fondation du Patrimoine, délégation de Haute-Normandie a agréé notre projet et apporte 10% de subvention et a la capacité de recevoir des dons des souscripteurs privés et d’émettre un reçu fiscal. Nous savons que les souscriptions des Fécampois dépassent 30% à ce jour.
De plus, nous avons eu l’heureuse surprise d’obtenir une subvention de 15% du Conseil Régional.
En résumé, il restera à notre Fondation une charge limitée à 15% voir moins.
Ce résultat qui dépasse nos espérances nous a permis de proposer à la Ville de Fécamp, qui a accepté en février, de poursuivre les travaux :
Eclairage par projecteurs avec lampes basse consommation à LED
Dépoussiérage et nettoyage du reste de l’Eglise ainsi que la peinture des voûtes.
Restauration de l’ensemble des vitraux.
Egalement une étude sur la restauration du portail Saint Martin qui est classé Monument Historique et pourrait bénéficier d’une subvention de 45%  hors coup de rabot !

Marc DAUDRUY



Les peintures restaurées de l’église Saint-Etienne


Dominant le port, l’église Saint-Etienne est historiquement la paroisse des familles de marin. A la fin du XIXème siècle, en plein âge d’or du commerce maritime, un important chantier poursuit les travaux inachevés de l’édifice reconstruit au XVIème siècle. Ainsi, le chœur accueille un ambitieux programme artistique coordonné par Paul Leroux : sept toiles marouflées réalisées entre 1887 et 1896, signées  Charles Diéterle (fils du décorateur Jules Diéterle, élève de Gérome), Henri Charrier (élève de Jean-Paul Laurens), Ferdinand Bassot et, quarante plus tôt, un certain J.-Fr. Alluys pour la pièce centrale. Les scènes évoquent des grands épisodes religieux. Elles sont emblématiques  de la peinture dite d’histoire.

Saint-Etienne
Rencontre du Pape Léon et d'Attila



Saint-Paul
Grâce à la fondation d’entreprises SIRH OLVEA représentée par Marc Daudruy, soutenue par une souscription publique et la Ville de Fécamp, cet ensemble, devenu illisible à cause de la poussière, de l’encrassage des toiles et de l’humidité, a été entièrement restauré par Roger Carli, restaurateur agréé musée de France (montant : 225.000€). Après l’intervention de Mr. Daudruy, saluée chaleureusement par les Amis du Vieux-Fécamp, une vidéo réalisée par le service Communication de Fécamp a été commentée par Virginie Sampic, chef du service du Patrimoine, suivie d’un diaporama permettant aux membres de l’association d’apprécier les détails de ces toiles ressuscitées.


Le label Ville d’art et d’histoire fête ses 20 ans à Fécamp !
Créé en 1985, le prestigieux label national Ville d’art et d’histoire est décerné à la Ville de Fécamp par le Ministère de la Culture dès 1992 (aujourd’hui, seuls 150 collectivités ou pays sont labellisés en France). Ce label repose certes sur la qualité du patrimoine du territoire mais aussi sur la volonté politique d’ouvrir un service de professionnels employant des guides-conférenciers agréés par le Ministère. Les missions sont vastes : valoriser les patrimoines auprès de tous les publics, programmer des rdv pour individuels avec un volet jeunes publics pour les individuels, former les enseignants, les acteurs touristiques, etc., créer des outils pédagogiques, mettre en œuvre des projets, aménager un CIAP (centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine, prévu dans le belvédère du futur musée), développer les actions transversales avec notamment les archives municipales, le musée et le fonds Banse.
Après la présentation de l’organigramme du service, du bilan quantitatif et qualitatif depuis la création du service (en  2011 : plus de 20 000 visiteurs accueillis, dont 197 groupes adultes et 486 classes ce qui place Fécamp dans les 1ers rangs nationaux pour l’accueil des élèves, 37 000€ de recettes), des problématiques autour de la protection du patrimoine, Virginie Sampic a projeté un diaporama montrant la richesse patrimoniale de Fécamp et les différences approches de la visite guidée.

Rédaction : V. Sampic, 6/6/2012



LE NOUVEAU MUSEE, c’est pour bientôt

L’inauguration est annoncée pour avril 2013, soit dans moins de huit mois. Cette date marquera un nouveau tournant pour la conservation du patrimoine fécampois. Il est attendu avec impatience. Il est nécessaire pour soutenir l’image d’une ville qui a le label « Ville d’art et d’Histoire » et servir le développement économique et touristique de toute la région. Fécamp souffre de son musée du Centre Ville fermé depuis trop longtemps. Fécamp ne peut plus attendre son nouveau musée. Ne nous plaignons plus puisqu’il arrive ! C’est bien la preuve que dans la vie il faut rester optimiste. Nous avons toujours observé une position d’attente et de réserve pour ne pas gêner son développement.
Le 2 décembre 2003, nous avons écrit à M. le Maire : « le regroupement des musées est judicieux et nous ne pouvons qu’approuver ce projet. Vous avez retenu l’ancien immeuble des Pêcheries de Fécamp, Grand-Quai. Dominant le port face à la mer, ce sera un symbole fort et un véritable signal pour les touristes. Il permettra de conserver un authentique édifice, témoin de l’architecture industrielle du milieu du XXe  siècle . L’aspect de ce bâtiment avait été particulièrement soigné et il est à souhaiter que le futur musée tienne à préserver pour l’extérieur des lignes que lui avait données son architecte. » Puis l’Association des Amis du Vieux-Fécamp s’est rapprochée des Amis du Musée. M. Patrick Jeanne dans le magazine Fécamp Actu n° 47 d’avril 2012 évoque l’ouverture du musée dans l’éditorial « Développer la ville et rester solidaires ». De plus, il est stipulé dans la rubrique Culture du budget 2012 que le musée des Pêcheries qui ouvrira ses portes dans un an nécessite, cette année, une inscription budgétaire de 4.200.000 €. Lors de la réouverture de la Boucane Prentout le samedi 2 juin 2012, M. le Maire l’a confirmée. Pour le patrimoine le temps n’est plus à l’expectative, mais à l’optimisme.





MAISON RUE DES FRERES MARCOTTE

Nous avons jusqu’à présent mis en avant des exemples de restauration de maisons « brique et silex ».
Cette fois-ci il nous semble nécessaire de retenir votre attention sur 2 grandes demeures, en pleine renaissance grâce aux bons soins et à l’abnégation de personnes conquises à la valorisation du Patrimoine.
Celle située rue des Frères Marcotte est l’œuvre de 4 personnes maître d’œuvre (4 compagnons dirons-nous). Nous avons été en contact avec l’un d’eux, Monsieur Thomas à Yvetot, qui nous a expliqué avoir commencé il y a 20 ans pour arriver à cet exemple tant attrayant et dans l’esprit des règles d’architecte.
La construction de cette belle demeure est située au milieu du 16e siècle.
Il faut se féliciter de cet exemple de sauvegarde.






MAISON DES ANNONCIADES, rue de mer

« La grande maison revit », c’est le titre du Courrier Cauchois. Il faut s’en féliciter.
Nous vous avons déjà entretenus de l’importance et de l’intérêt de cette belle demeure dans le Patrimoine fécampois.
L’occasion nous est donnée aujourd’hui de signaler tout ce qui est mis en œuvre par Patricia et Michel Cordiez pour en faire un Patrimoine vivant et accueillant.
C’est avec un réel plaisir que nous le signalons.


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