44e Congrs des SociŽtŽs historiques et archŽologiques de Normandie (SHAN)

OrganisŽ par la FŽdŽration des SociŽtŽs historiques et archŽologiques de Normandie avec le concours de la ville de FŽcamp, du Conseil gŽnŽral de Seine-Maritime de lÕAssociation des Amis du Vieux FŽcamp et du Pays de Caux et de lÕAssociation des Amis de lÕAbbatiale

Les pŽlerinages et lieux de pŽlerinage en Normandie


(FŽcamp, 22-25 octobre 2009)




RŽsumŽs des communications

A noter que la prochaine communication annuelle publiŽe par les Ē SociŽtŽs Historiques et ArchŽologiques de Normandie Č comprendra lÕensemble des textes et prŽsentations de tous les intervenants. La  publication sera remise lors du prochain (45 me) Congrs qui se situera ˆ Saint-Sauveur-le-Vicomte (50) Manche qui traitera Ē les Anglais en Normandie Č

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(cliquez sur les images pour les agrandir)

Ouverture du Congrs par M. Jean-Claude OMONT (prŽsident de lÕassociation Ē Les Amis du Vieux FŽcamp Č), M. Pierre VIRICEL (conseiller municipal de FŽcamp Š dŽlŽguŽ ˆ la Culture et au Patrimoine) et M. BODINIER (prŽsident de la Ē FŽdŽration des sociŽtŽs Historiques et ArchŽologiques de Normandie Č).




de gauche ˆ droite : Mrs. Viricel, Omont & Bodinier


Introduction

22 oct 2009

par Mme Catherine VINCENT, Professeur dÕhistoire du Moyen-Age ˆ LÕuniversitŽ Paris X (Nanterre)



de g ˆ d : Mme VINCENT & M. BODINIER


lÕassemblŽe dans la salle du thŽatre/cinŽma Ē Grand Large Č ˆ FŽcamp


Nous avons eu lÕhonneur de la prŽsence de Monseigneur Michel GUYARD, Evque du Havre (ˆ dr), ˆ son cotŽ le Pre Marcel MAURIN, Vicaire gŽnŽral.




M. Jean BABOUX
Cercle dՃtudes vernonnais



Le bain dans la fontaine Sainte-Clotilde :
un plerinage menacŽ par la RŽvolution et victime de la pudeur du XIXe sicle

   
Durant tout le Moyen åge et lÕAncien RŽgime, la paroisse du Grand-Andeli connut un actif plerinage amenant une foule de plerins plongeant dans une fontaine aux vertus curatives. Selon la croyance populaire cette source avait jailli au VIe sicle lors de la construction dÕun monastre par la volontŽ de Clotilde, Žpouse du dŽfunt Clovis. Des artistes comme Quentin Varin, ma”tre de Nicolas Poussin, et le Rouennais Adrien SacquespŽe avaient ŽvoquŽ dans des tableaux le miracle.
    Ce plerinage sՎtait renforcŽ durant toute cette pŽriode par lÕarrivŽe et aussi le dŽpart de reliques retrouvŽes dans diffŽrents lieux de la France, o des dŽvotions existaient.
    Chaque annŽe, le 2 juin, une foule immense envahissait le Grand-Andeli, amenant de nombreux plerins, crŽant Žgalement une grande activitŽ Žconomique. Le rite Žtait immuable et rappelait par ses pratiques des cultes prŽ-chrŽtiens.
Au moment de la RŽvolution, les autoritŽs voulurent lutter contre le Ē fanatisme Č, avec une rŽussite peu Žvidente : malgrŽ les mesures contraignantes, de nombreux plerins continuaient ˆ venir se baigner clandestinement dans la fontaine, perpŽtuant les pratiques immŽmoriales.
    La signature du Concordat et le retour de la paix religieuse permirent une reprise du plerinage : cependant cette fois-ci, les jolies jeunes femmes qui se baignaient couvertes de lŽgres chemises laissaient apercevoir distinctement en sortant du bassin leurs formes sous les regards concupiscents dÕhommes venant chaque annŽe plus nombreux. Les autoritŽs durent prendre des mesures appropriŽes pour sauvegarder la dŽcence : lˆ o lÕintolŽrance rŽvolutionnaire avait ŽchouŽ, la pudibonderie du XIXe sicle triomphait.
    Qui pourrait imaginer aujourdÕhui, en voyant la fontaine Sainte-Clotilde largement bŽtonnŽe, oubliŽe dans une rue peu frŽquentŽe, quÕelle Žtait le but dÕun plerinage cŽlbre dans tout la Normandie ?



            La communication aborde un sujet cŽlbre, mais en fait jamais vŽritablement ŽtudiŽ : le plerinage Sainte-Clotilde des Andelys. Si nous disposons de nombreuses descriptions, aucune explication nÕa vŽritablement ŽtŽ donnŽe concernant cette antique manifestation religieuse se dŽroulant dans cette petite ville de Normandie.
            Ce plerinage sÕorganise dÕune part autour dÕune fontaine, appartenant ˆ un vieux sanctuaire et dÕautre part dÕune Žglise, devenue aujourdÕhui la collŽgiale Notre-Dame. Les rituels dans lÕun et lÕautre endroit ne sont pas les mmes. Comment est nŽ chacun de ces deux p™les, comment ont-ils ŽvoluŽ, quels ont ŽtŽ leurs rapports ? Quelle est la vraie nature de la figure emblŽmatique de Clotilde ?
            Ce sont les questions principales qui seront ŽvoquŽes. Il sera intŽressant dՎvoquer les Žvolutions du plerinage lors des grandes ruptures quÕa connues notre rŽgion dans son histoire religieuse, cÕest-ˆ-dire lՎvangŽlisation, la Contre-RŽforme au XVIIe  sicle, la RŽvolution et lՎpoque contemporaine.




M. Bernard BODINIER
SociŽtŽ dՃtudes diverses de Louviers




Des saints Mauxe et Lubin au pre Laval, les plerinages des environs de Louviers

Trois plerinages ˆ Louviers et dans les environs immŽdiats : on ne peut quՐtre frappŽ par cette densitŽ. Mauxe fut exŽcutŽ, avec son compagnon VŽnŽrand, au IIIe sicle ˆ Acquigny qui garde des traces de ses martyrs : une chapelle, un calvaire et des reliques conservŽes ˆ la mairie. Mais il nÕy a plus de plerinage depuis longtemps. Saint Lubin (en bordure de la fort de Bord ˆ Louviers) donnait encore lieu, il y a une cinquantaine dÕannŽes, ˆ une procession vers lÕancien prieurŽ portant le nom dÕun Žvque de Chartres qui y aurait sŽjournŽ plusieurs annŽes. Mais cՎtait aussi une fte profane o on venait sÕamuser, pendant que les jeunes filles voulaient toucher la fameuse Žpine pour espŽrer se marier dans lÕannŽe.
Ancien curŽ de Pinterville, bŽatifiŽ en 1979 pour son action ŽvangŽlisatrice ˆ lՔle Maurice, le pre Laval est depuis lÕobjet dÕun plerinage qui rŽunit chaque annŽe, le deuxime dimanche de septembre, des centaines de Mauriciens de France et dÕEurope.




MM. Claude BOUHIER et Marcel DESBLED
SociŽtŽ dՃmulation de la Seine-Maritime &
M. Nicolas LEROUX, prŽsident de sŽance



Les plerinages ˆ la chapelle Saint-Adrien de Belbeuf

Un ou deux ermites, ou reclus avaient, dŽjˆ au XIVe sicle probablement, occupŽ une petite caverne dans la falaise qui domine la Seine. Un afflux d'admirateurs se transforma en plerinage quasi officiel puisqu'on construisit une chapelle au milieu du XVIe sicle au plus tard, puis, le succs venant, on fonda au mme endroit un prieurŽ.
Qui Žtaient les plerins ? Des habitants des villages proches et aussi des Rouennais, comme en tŽmoignent des statuts de confrŽries de charitŽ de la ville. La Seine, ˆ cet endroit, en contrebas de la chapelle, a un bras secondaire propice ˆ des haltes de mariniers. La paroisse du Becquet qui appara”t au XIIIe sicle a eu cette fonction d'accueil de leurs bateaux.
Saint Adrien n'Žtait pas le saint favori des seuls mariniers, mais, avec saint Roch, ils devinrent les saints que l'on suppliait aux XVIe et XVIIe sicles d'Žcarter les ŽpidŽmies de peste trs meurtrires ˆ Rouen et dans les environs. On assista ˆ une coopŽration Žtonnante de paroisses assez ŽloignŽes les unes des autres pour venir en plerinage ˆ Belbeuf. La croissance du hameau de Saint-Adrien, avec ses nombreuses auberges, est une consŽquence des afflux de plerins.
ƒvidemment la peste finit par s'Žloigner. La RŽvolution, si elle ne dŽtruisit pas la chapelle, attŽnua ces ferveurs et Bonsecours devint au XIXe sicle un concurrent efficace. L'installation mal datŽe d'une statue de saint Bonaventure, saint aimable, crŽa un nouveau courant de plerins. On vient beaucoup Š et cela se dit de bouche ˆ oreille Š pour dŽposer un vĻu de rŽussite personnelle. Les ex-voto conservŽs tŽmoignent d'une variŽtŽ de vĻux exprimŽs par des hommes et des femmes de toutes les catŽgories sociales.
La chapelle Saint-Adrien doit-elle sa vie prolongŽe ˆ son emplacement trs favorable ? Certainement, mais les efforts de ses Amis et de la commune de Belbeuf ont puissamment contribuŽ aidŽ ˆ la maintenir.




M. Jean BOURIENNE, CHRH,
Montivilliers hier, aujourdÕhui, demain et
Mlle Chantal CARPENTIER, prŽsidente de sŽance.



Naissance et enracinement dÕun plerinage au dŽbut de la Troisime RŽpublique (1870-1914) :
le plerinage ˆ Notre-Dame-du Havre-de-Gr‰ce


Le vĻu fait en 1870 par lÕassociation des mres chrŽtiennes du Havre dՎriger une statue ˆ Notre-Dame-de-Gr‰ce si la ville Žtait ŽpargnŽe de lÕinvasion prussienne fut accompli en 1875, non sans donner lieu ˆ une polŽmique avec les Žlus et les journaux rŽpublicains. La statue monumentale, couramment appelŽe la Vierge noire, fut installŽe prs du lÕancien prieurŽ de Graville, aux portes de la ville. Il fallut encore attendre trois ans pour quÕun premier plerinage y soit effectuŽ, avec beaucoup de discrŽtion. La naissance du plerinage sÕinscrivit donc dans le grand mouvement de piŽtŽ mariale et de renouveau des plerinages, mais dans le contexte local dÕune ville o rŽgnait un net anticlŽricalisme.
Devenu annuel, le plerinage Žtait fixŽ au 24 mai (fte de Marie auxiliatrice ou Notre-Dame de Bonsecours) ou ˆ une date voisine. Il Žtait pour les catholiques du Havre et des paroisses proches un des moments forts de lÕannŽe o sÕaffirmaient leur piŽtŽ mais aussi leur identitŽ, en particulier, lors des grandes vagues de la•cisme.




Mme Katrin BROCKAUS,
SociŽtŽ des Antiquaires de Normandie



LÕabbatiale de la TrinitŽ de FŽcamp comme lieu de plerinage

LÕabbatiale de la TrinitŽ de FŽcamp fut un centre de plerinage ds le XIe sicle, avant mme que ne se dŽveloppe le culte du PrŽcieux Sang, attestŽ ˆ partir du XIIe sicle. Selon les informations contenues dans le rŽcit des miracles qui se sont passŽs dans lՎglise, le point dÕattraction des fidles Žtait lÕautel majeur dŽdiŽ ˆ la TrinitŽ.
LՎglise mme, cadre de ce plerinage, avait ŽtŽ construite vers 990 et fut transformŽe continuellement dans les sicles suivants. Le changement le plus intŽressant pour notre propos est la construction dÕun nouveau chĻur sous lÕabbŽ Guillaume de Ros ˆ la fin du XIe sicle, les autres campagnes de transformation gardant, malgrŽ leur grande envergure, le chevet roman, au moins en partie, ainsi que la topographie liturgique du chĻur roman.
Dans quelle mesure la fonction de lՎglise comme lieu de plerinage a-t-elle influencŽ la forme du chĻur roman ? Son plan ˆ dŽambulatoire et chapelles rayonnantes en fait au premier abord un exemple typique dՎglise de plerinage important. Mais les recherches des dernires annŽes ont montrŽ que le plan ˆ dŽambulatoire ne sÕimposait pas toujours  pour les Žglises de plerinage. La piste selon laquelle lÕune des raisons ayant motivŽ la reconstruction Žtait la volontŽ de sŽparer plus strictement les la•cs de la communautŽ monastique semble tre plus prometteuse.




Mme Claire CHAUVIN, Amis du Vieux FŽcamp
& M. Jean-Paul HERVIEU - PrŽsident de sŽance



DŽvotions rurales en Pays de Caux

Ė c™tŽ des plerinages normands ˆ grand rassemblement populaire (FŽcamp, Lisieux), existaient aussi dans les campagnes cauchoises des dŽmarches individuelles en vue dÕobtenir une guŽrison, soit en se rendant ˆ un calvaire ˆ la croisŽe des chemins, soit en allant prier un saint thaumaturge, de grand rŽputation, ou, quelquefois, ˆ la personnalitŽ bien plus obscure.
Une rŽtrospective rappellera comment lՃglise occidentale a rŽtabli la mission de guŽrison du Christ ou des saints intercesseurs, la substance divine se retrouvant dans les reliques, puis dans les ic™nes, les croix et les images statufiŽes. Quelques exemples concrets cauchois viendront illustrer des croyances dont certaines se perpŽtuent encore aujourdÕhui :
Nous localiserons certains calvaires et parlerons des rites et des offrandes encore dÕactualitŽ en ces lieux.
Nous nous attarderons sur deux saints curieusement vŽnŽrŽs en Pays de Caux bien quՎtrangers : saint Onuphre et sainte Wilgeforte, lÕhomme sauvage et la femme ˆ barbe.
Nous parlerons de leurs attributs dus ˆ leur vie lŽgendaire et ˆ leur pouvoir de guŽrisseurs.
En conclusion, nous Žvoquerons les dŽviations de certaines croyances et, consŽquence des progrs de la mŽdecine, nous montrerons comment ont ŽvoluŽ les demandes des plerins actuels en 2009.



Mme BŽatrice CHEGARAY,
Centre havrais de Recherches historiques



La chapelle Notre-Dame-des-Flots ˆ Sainte-Adresse : 150 ans de plerinage

La chapelle Notre-Dame-des-Flots est b‰tie de 1854 ˆ 1859. SÕappuyant sur des traditions locales, le curŽ de Sainte-Adresse Žrige un nouveau lieu de culte destinŽ ˆ devenir un but de plerinage pour les marins. LÕhistoire de ce plerinage couvre cent cinquante ans et peut se diviser en trois pŽriodes. LՎtablissement du plerinage, de 1859 ˆ 1870, est suivi dÕun sicle de dŽvotion soutenue par les curŽs de la paroisse et encouragŽe par le dŽveloppement de la piŽtŽ mariale. Aprs le concile Vatican II, la frŽquentation de la chapelle et le regard diffŽrent de lՃglise sur la piŽtŽ dite populaire suscitent de nouvelles pratiques. Au cours de ces trois pŽriodes, dans quelle mesure la chapelle reste-t-elle fidle ˆ sa vocation de chapelle des marins ?



Mme Claude CLOUET dÕORVAL,
SociŽtŽ des Antiquaires de Normandie



Notre Dame du Val-Boutry, au Mesnil-Bacley et sa fontaine miraculeuse, plerinage marial oubliŽ ;
comment sauvegarder cet humble patrimoine rural ?


Le prieurŽ de N. D. du Val-Boutry, sur la paroisse du Mesnil-Bacley (prs de Livarot), dŽpendance de lÕabbaye de Saint-Pierre-sur-Dives en a suivi lÕhistoire. ƒdifiŽ au XIIIe sicle, ruinŽ aux XIVe et XVIe sicles, restaurŽ par les Mauristes, il fut vendu comme bien national ˆ la RŽvolution. Au XIXe sicle, quoique lieu de plerinage marial frŽquentŽ ˆ cause de sa fontaine miraculeuse, mais propriŽtŽ particulire, les constructions (chapelle, manoir entourŽ de douves) se dŽgradrent peu ˆ peu. Mais de 1930 ˆ 1935, lÕabbŽ Simon (1884-1955), trs pieux curŽ de Montreuil-en-Auge, Žminent Žrudit normand (prŽsident de la SociŽtŽ historique de Lisieux, de la SociŽtŽ des Antiquaires de NormandieÉ), motiva une trs importante restauration de lՎglise quÕil avait fait racheter par Mme Baratte, et remit ˆ lÕhonneur le plerinage. Il est lÕauteur dÕun livret du plerin, avec historique du lieu, et prires pour les manifestations religieuses. LÕunique hŽritire de Mme Baratte, religieuse carmŽlite, fit don de sa propriŽtŽ en 1962, ˆ une Association dÕhabitants du Mesnil-Bacley afin que le plerinage soit perpŽtuŽ et lՎglise entretenue. La dite Association un peu endormie se rŽanima vers 1970 pour des travaux urgents sur lՎdifice. Quant au plerinage, il se fit jusquÕen 2000, menŽ par le curŽ de Livarot. Un amŽnagement rŽcent des routes proches rend maintenant le site pratiquement inaccessible. MenacŽ en 2007 par un projet malencontreux de camp de vacances, le Val-Boutry est ˆ nouveau objet dÕintŽrt de lÕAssociation des habitants dŽsireux de sauvegarder  leur patrimoine. 
 



M. Daniel DESHAYES,
SociŽtŽ historique de Lisieux



Premiers investissements h™teliers ˆ Lisieux et projets de liaisons aŽriennes avec lÕaŽroport de Lisieux  consŽcutifs au dŽveloppement du plerinage thŽrŽsien dans les annŽes 1920-1940

    ThŽrse Martin est dŽcŽdŽe le 30 septembre 1897, au Carmel de Lisieux, dans sa 25e annŽe. Ds 1899, on rŽclame au Carmel des reliques de ThŽrse et, ˆ partir de 1900, des tŽmoignages de guŽrison arrivent au Carmel de Lisieux. Non contents dՎvoquer sĻur ThŽrse ˆ distance, ses dŽvots ne tardrent pas ˆ venir la prier sur sa tombe et ˆ dŽposer de nombreux ex-voto. CÕest ainsi que, trs vite, et spontanŽment, naquit le plerinage de Lisieux. Celle quÕon appelait dŽjˆ la Ē Sainte Č ne fut  cependant canonisŽe que le 17 mai 1925, par le pape Pie XI, ˆ Rome.
LÕaccroissement annuel du nombre de plerins nŽcessite alors de dŽvelopper lՎquipement h™telier ˆ Lisieux, et plusieurs sociŽtŽs  vont se crŽer. La SociŽtŽ Immobilire du Plerinage de SĻur ThŽrse, crŽŽe le 30 mars 1922,  fut certainement la premire. Elle comprend deux actionnaires : lÕabbŽ Hardy, auteur d'une Histoire de la cathŽdrale de Lisieux. Le deuxime actionnaire n'est autre quÕune cousine de sĻur ThŽrse : Marie-Elise-Jeanne GuŽrin. Il s'agit de la fille dÕIsidore GuŽrin, lÕoncle maternel de ThŽrse, pharmacien ˆ Lisieux, qui fut  membre de la SociŽtŽ historique de Lisieux. Quelques autres sociŽtŽs h™telires vont Žgalement se  constituer dans les annŽes suivantes.
 En 1935, les chambres de commerce de Honfleur, Le Havre, Lille et Tourcoing Žtudient  un projet de liaison aŽrienne entre La Hollande et la France avec escale ˆ lÕaŽroport de Lisieux, et extension de la ligne vers Le Mans, Bordeaux et Lourdes. Des contacts sont Žgalement pris avec les compagnies maritimes dont les paquebots en provenance de New-York ou du Canada ont des services avec les grands ports comme Dieppe, Le Havre et Bordeaux. De grandes ftes sont prŽvues pour lÕinauguration de la basilique en juillet 1937. Le pape Pie XI devait les prŽsider et lÕon Žtait persuadŽ quÕil arriverait ˆ Lisieux en avion. Mais lÕexistence de lÕaŽroport de Lisieux fut ŽphŽmre,  la mauvaise santŽ du pape et la crise internationale lÕempchrent de venir ˆ Lisieux et ce fut son lŽgat, le cardinal Pacelli, le futur pape Pie XII, qui arriva ˆ Lisieux, non pas en avion, mais par le trainÉ




M. Lionel DUHAULT,
SociŽtŽ des Antiquaires de Normandie




Le plerinage de Rancoudray

L'origine du plerinage de Rancoudray remonte ˆ la fin du XIIe sicle. Il est toujours actif de nos jours. La plupart des auteurs ayant traitŽ de ce plerinage lÕont fait ˆ travers lÕhistoire du prieurŽ royal de Mouton et non pour lui-mme. Cette communication veut donc, dans la limite des sources disponibles, apporter un regard neuf sur lÕhistoire du plerinage de Rancoudray, lÕun des plus anciens de la Manche, notamment ˆ partir de la mŽthodologie dŽfinie par Alphonse Dupront et ses successeurs.




M. Nicolas DUPONT-DANICAN,
SociŽtŽ du Pays de Caux




Les plerinages en Pays de Caux ˆ la fin du XIXe sicle (ou vers 1870)

La GŽographie du dŽpartement de la Seine-InfŽrieure des abbŽs Bunel et Tougard appara”t tre une source trs intŽressante. En effet, cet ouvrage reflte le rŽsultat dÕune enqute vivante et exhaustive auprs des curŽs du Pays de Caux vers 1870.
Note : lÕouvrage collectif Les saints guŽrisseurs en Seine-Maritime, paru en 2006 aux ƒditions des Falaises, ne le mentionne pas dans sa bibliographie.
190 plerinages sont rŽpertoriŽs. LÕauteur a interrogŽ systŽmatiquement tous les curŽs du dŽpartement. Presque tous ont rŽpondu et leurs rŽponses ont ŽtŽ restituŽes dans lÕouvrage. Cette communication propose, ˆ partir des ŽlŽments qui y figurent, dÕapporter une  analyse synthŽtique de ces plerinages cauchois :
- rŽpartition gŽographique ;
- but du plerinage : Žglises, chapelles, fontaines, le chne dÕAllouville, plerinages ˆ la Vierge et au PrŽcieux Sang, plerinages aux saints, saints de lÕEvangile, saints des premiers sicles, saints normands et autres, saints guŽrisseurs ;
- la frŽquentation du plerinage : nombre de plerins, de Ē innombrables Č ˆ Ē quelques uns Č3 ;
- plerins particuliers : les marins et les enfants ;
- les dates des plerinages.




M. Pierre-Gilles GIRAULT,
Conservateur du patrimoine au ch‰teau et musŽes de Blois, Membre du Groupe de Recherche SALVE, du ComitŽ scientifique de lÕAssociation des Chemins du Mont, du Centre de Recherches compostellanes, etc.


 Le plerinage de Saint-Gilles en Cotentin, XIe-XXIe sicles

AttestŽe ds le XIe sicle, lՎglise Saint-Gilles du Cotentin fait lÕobjet dÕun plerinage sur le corps de saint Gilles documentŽ au milieu du XIIe sicle. Saint-Gilles-en-Cotentin appara”t alors comme un sanctuaire rival de lÕabbaye provenale. LՎdifice ŽlevŽ au XIIIe sicle conna”t son apogŽe sous le rgne de Louis XI qui visite le sanctuaire en 1470 et lՎrige en collŽgiale en 1482, dŽcision cassŽe par le parlement de Paris. MalgrŽ ce revers, le plerinage perdure comme centre local ˆ lՎpoque moderne et contemporaine. Saint-Gilles-en-Cotentin appara”t ainsi comme un tŽmoin privilŽgiŽ pour lՎtude dÕun site de plerinage dans la trs longue durŽe.
On sÕinterrogera toutefois sur la relique vŽnŽrŽe ici, qui pourrait tre le tombeau dÕun homonyme avranchin du saint mŽridional. Ce foyer autochtone pourrait tre ˆ lÕorigine de lÕexceptionnelle diffusion du culte de saint Gilles en Normandie.





M. Paul LABESSE,
Amys du Vieil Eu



Laurent OÕToole, un saint tombŽ du cielÉ

Un saint homme venu en France pour rŽconcilier le roi dÕIrlande avec Henri II, roi dÕAngleterre. ArrivŽ ˆ lÕabbaye dÕEu, il se mit au lit pour ne plus se relever. Au moment de sa mort, il parut sur lÕabbaye une lumire si vive que lÕon crut ˆ un incendie. La piŽtŽ des peuples et les miracles nombreux qui sÕopŽrrent ˆ son tombeau, forcrent bient™t les chanoines ˆ lÕexhumer, ce qui eut lieu le 17 avril 1186. Son corps Žtait entier et exhalait une odeur agrŽable. La voix des peuples le canonisait dŽjˆ.
Le pape Honorius III donna une bulle pour informer sur ses miracles, puis lana une bulle de canonisation. LՎvque dÕAmiens dŽposa les reliques du saint confesseur. Sa fte devint la plus grande solennitŽ de lÕabbaye. Elle est toujours en vigueur de nos jours.




Mme Angela LAGHEZZA,
Association Les Chemins du Mont-Saint-Michel et universitŽ de Bari et
M. Vincent JUHEL,
Association Les Chemins du Mont-Saint-Michel et SociŽtŽ des Antiquaires de Normandie




Saint-Michel du Mont-Gargan de Rouen, origines et dŽveloppement dÕun sanctuaire michaŽlique

ImplantŽ ˆ mi-pente sur une des collines dominant Rouen, Saint-Michel du Mont-Gargan est un prieurŽ de lÕabbaye Saint-Ouen, attestŽ ds le Xe sicle. Voisin de la puissante abbaye Saint-Catherine-du-Mont, le monument devint lui aussi un centre de plerinage. Il a ŽtŽ dŽtruit ˆ la fin du XVIe sicle mais ses derniers vestiges ne disparurent quÕau dŽbut du XIXe sicle.
La communication prŽsentera une synthse des connaissances sur les origines, le dŽveloppement, les caractŽristiques et la fin de ce sanctuaire, sans oublier la question de son rayonnement, dans la perspective de lՎtude des sanctuaires michaŽliques en Europe.




M. Nicolas LEROUX,
Doctorant ˆ l'UniversitŽ de Rouen. GRHIS



Ferveur autour du PrŽcieux Sang de la fin du XlXe sicle au dŽbut du XXe sicle
 
Ė FŽcamp, une ferveur authentique ! Une ferveur vŽritable dŽpassant les alŽas climatiques ! C'est ainsi, que le mardi de la Sainte-TrinitŽ 1894, on comptait prs de 1 500 ˆ 2 000 plerins. Pourtant une pluie violente et un vent froid soufflant en tempte avaient empchŽ les fidles de se mettre en route. Pendant les ftes du Saint-Sacrement, durant tout le mois de juin, les plerins compensrent leur absence forcŽe du mardi de la TrinitŽ.
Dix ans aprs, en 1904, le plerinage, Žgalement contrariŽ par un temps affreux, vit moins de plerins qu'ˆ lÕaccoutumŽe mais, ˆ la fin du mois de juin, les petits groupes ont ŽtŽ beaucoup plus nombreux que les annŽes prŽcŽdentes. On atteignit le chiffre extraordinaire de 10 000 participants.
Puis, en 1908, le plerinage en lÕhonneur du PrŽcieux-Sang fut aussi trs frŽquentŽ : environ 10 000 personnes le suivirent le mardi de la Sainte-TrinitŽ et le Jeudi du Saint-Sacrement.
Ferveur considŽrable !




M. Philippe LETURCQ,
Amis de Bernay




Comment le plerinage de Notre-Dame de la Couture a traversŽ le XXe  sicleÉ

La vŽnŽration de la Vierge Marie sur le site de la Couture ˆ Bernay date du Moyen åge sans que soit connu avec prŽcision le dŽbut des plerinages : lŽgendes, tradition et histoire se mlent. La venue de plerins tout au long de lÕannŽe, notamment aux ftes votives de la Vierge, a traversŽ les sicles avec des pŽriodes plus ou moins fastes. Divers auteurs ont ŽvoquŽ et dŽcrit ce plerinage depuis ses dŽbuts et jusquՈ la fin du XIXe  sicle, Žpoque o lՎglise Notre-Dame-de-la-Couture fut lÕobjet de travaux de restauration importants.
Mais que devint ce plerinage au cours du XXe sicle ?
En effet au moment o le XXIe  commence et que la tradition de ce plerinage perdure, il semblait important aux Amis de Bernay dÕessayer de rŽpondre ˆ cette question en Žtudiant son Žvolution durant cette pŽriode assez bouleversŽe : lois de SŽparation de lՃglise et de lՃtat, deux guerres mondiales, divers ŽvŽnements locauxÉ
Le dŽpouillement des deux journaux hebdomadaires locaux, souvent antagonistes, et des archives paroissiales de 1900 ˆ 2000 ainsi que quelques tŽmoignages, ont permis de rŽpondre ˆ la question posŽe et dÕen rŽdiger une synthse. Chaque annŽe, ˆ quelques exceptions prs, les plerins ont continuŽ ˆ venir de faon trs variable chaque lundi de Pentec™te, mais aussi tout au long de lÕannŽe. Il y eut mme une sorte dÕapothŽose le 24 mai 1950, date o lՎglise Notre-Dame-de-la-Couture fut ŽrigŽe en basilique mineure par le Vatican.
CÕest cette synthse que les Amis de Bernay proposent de prŽsenter en communication au congrs de FŽcamp. Le cas ŽchŽant elle pourra ainsi tre publiŽe dans les Actes de ce congrs.



M. Pierre PAJOT,
Cercle dՃtudes vernonnais




Le plerinage du Grand retour de Notre-Dame de Boulogne en Normandie (30 juillet 1945-27 octobre 1946)

La dŽvotion ˆ Notre Dame de Boulogne commŽmore lÕarrivŽe miraculeuse en 636 dÕune statue de la Vierge sur une barque Ē sans rames ni matelots Č.
De 1943 ˆ 1948, quatre reproductions de la Vierge de Boulogne, appelŽe aussi Ē Notre Dame du Grand Retour Č, chacune montŽe sur un char, parcoururent 120 000 km ˆ travers la France, visitant 16 000 paroisses, en provoquant un Žlan de foi, des prires et conversions sur son passage.
 Ē Notre Dame du Grand Retour Č entra en Normandie le lundi 30 juillet 1945 ˆ Saint-Hilaire-du-Harcou‘t pour la quitter le 27 octobre 1946 ˆ NeufmarchŽ, aprs quinze mois de pŽrŽgrination dans les cinq diocses normands.
 L'analyse, entre autres, des articles parus dans les Semaines religieuses de ces cinq diocses permet dՎtablir la manire dont les directives du SecrŽtariat national du Grand Retour ont ŽtŽ respectŽes lors du plerinage en Normandie. On a pu ainsi prŽciser l'itinŽraire suivi et montrer l'accueil que la population a rŽservŽ ˆ cette manifestation de foi religieuse.
Mais il ne faudrait pas uniquement s'arrter ˆ lÕaspect anecdotique de ce plerinage du Grand Retour. Cette Žtude donne lÕoccasion dՎtudier les motivations qui ont pu conduire ce mouvement populaire, aucune analyse approfondie n'ayant ŽtŽ faite, ˆ notre connaissance, sur ce sujet jusquՈ prŽsent.




Dr Hugues PLAIDEUX,
SociŽtŽ nationale acadŽmique de Cherbourg et SociŽtŽ dÕArchŽologie et dÕHistoire de la Manche




 Biville : 750 ans de plerinages au bienheureux Thomas HŽlye
 
   La vie du bienheureux Thomas HŽlye (  1257), ma”tre dՎcole ˆ Cherbourg puis prtre sŽculier missionnaire dans les diocses de Coutances et dÕAvranches, ainsi que son culte au long des sicles, sont bien documentŽs. Ils ont fait lÕobjet, ˆ travers nombre dÕouvrages et dÕarticles, dÕapproches historiques dŽtaillŽes. On se propose ici, ˆ dŽfaut dÕapporter des ŽlŽments inŽdits, de donner une synthse de son culte et des plerinages ˆ son tombeau en lՎglise de Biville (Manche, cant. Beaumont-Hague) dans la perspective tracŽe par les orientations de recherches publiŽes pour ce Congrs.



M. ƒtienne POULAIN,
Assistant de Conservation ˆ la Direction des Archives et des Biens culturels de lÕOrne




Le Ē patron des voyageurs Č ˆ Saint Christophe-le-Jajolet (Orne)

Bien que la popularitŽ de saint Christophe soit ˆ son apogŽe au dŽbut du XXe sicle avec lÕarrivŽe de nouveaux moyens de locomotion, son culte a toujours suscitŽ une grande dŽvotion et de nombreux plerinages. LÕexistence dÕune confrŽrie dŽdiŽe ˆ saint Christophe Ē de tous temps Žtablie ˆ Saint-Christophe-le-Jajolet Č atteste lÕanciennetŽ de son culte dans cette contrŽe.
Si le dynamisme de la confrŽrie sÕessouffle ds le XVIIe sicle et tombe quasiment en dŽsuŽtude ˆ la fin du XVIIIe sicle, lՎrection dÕune nouvelle commune dans la seconde moitiŽ du XIXe sicle lui offre un tremplin. Le 25 juillet 1899, Monseigneur Bardel, Žvque de SŽes, approuve canoniquement la confrŽrie Žtablie ˆ Saint-Christophe-le-Jajolet.
NommŽ en 1907 ˆ la tte de la confrŽrie, lÕabbŽ Victor Thuault, ancien chapelain de lÕOeuvre expiatoire de la Chapelle-Montligeon, met en place un plerinage automobile ds 1910. Gr‰ce ˆ son opini‰tretŽ, soutenu financirement par la famille dÕAudiffret-Pasquier, il obtient du pape Pie X, par un bref du 8 fŽvrier 1912, le titre dÕ Ē ArchiconfrŽrie pour lÕunivers entier Č, lÕenrichissant de faveurs spirituelles, avec le privilge de sÕaffilier toutes les confrŽries qui se rŽclameraient de saint Christophe. Ė cette date, on compte prs de 300 000 adhŽrents issus des cinq continents. De processions en projets pharaoniques, lÕarchiconfrŽrie conna”t une vŽritable mŽtamorphose, Žtroitement liŽe ˆ la soif dÕactivitŽ du pasteur, dŽsireux dՎlargir et de dynamiser la confrŽrie locale Žtablie par son prŽdŽcesseur, lÕabbŽ Dupont. Cette course ˆ lՎvŽnement spectaculaire sÕachve ˆ son dŽcs en 1940.
Depuis, ses divers successeurs nÕont pas cessŽ de poursuivre lÕĻuvre de lÕabbŽ Thuault et de servir au mieux les attentes des plerins, entre foi et rŽminiscence. Le plerinage, toujours vivant, a lieu le troisime dimanche de juillet, avec, comme temps fort, la bŽnŽdiction des voitures.




Mme Danielle SORET,
Amis du Vieux FŽcamp




LՎvolution dÕun plerinage autour de la chapelle Notre-Dame-de-Salut  de FŽcamp

La chapelle est ŽdifiŽe ˆ son origine comme ex-voto par Robert-le-Magnifique, duc de Normandie de 1027 ˆ 1035 (comme La DŽlivrande de Caen et Notre-Dame-de-Gr‰ce ˆ Honfleur).
Elle sÕest appelŽe successivement :
Notre-Dame-de-Bourgbaudoin. Au Moyen åge, le site fortifiŽ ou burgos aurait ŽtŽ donnŽ par Rollon ˆ lÕun de ses compagnons, Baldwin, dÕo le nom de Bourgbaudoin.
Notre-Dame-de-Baudoin-des-Bois. Au XVe sicle, la chapelle est le sige dÕun riche prieurŽ dŽpendant de lÕAbbaye de FŽcamp. Les plerins venant du Nord faisaient halte dans cette chapelle pour descendre (par le chemin de plerinage, ancienne voie gallo-romaine).
- Notre-Dame de Mars. JusquÕen 1850, lÕAnnonciation y est ftŽe : Ē la Marchque Č dans le Pays de Caux et ˆ FŽcamp, Ē Aller ˆ Mars Č, le jour mme de lÕAnnonciation. CÕest lÕoccasion de rŽjouissances pour les jeunes couples : Ē le crocheux et la crocheuse Č ou Ē le coquet et sa poulette Č, qui partageaient avec tous les plerins noix et chemineaux, fameux g‰teaux fŽcampois. LÕannonce Žtait une obligation qui prŽcŽdait lÕembaguement, ftŽ dans une auberge de la ville.
- Notre-Dame-du-Bon-Voyage.
- Notre-Dame-de-Salut. Ė partir du XIXe.sicle et jusquÕau milieu du XXe sicle, comme tous les gens de mer, les marins fŽcampois vouent un culte tout particulier ˆ Marie, mre du Christ. Les marins viennent demander Ē bon vent et bonne mer Č avant le dŽpart pour Terre-Neuve.



M. Georges-Robert BOTTIN,
Cercle GŽnŽalogique et dÕHistoire locale de Coutances.




Les cantiques de plerinage dans le diocse de Coutances et dÕAvranches.
   
    Monsieur Bottin est organiste. Il a ŽtudiŽ et prŽsentŽ les divers cantiques de plerinages ˆ travers les temps, leurs utilisations, leurs dŽvotions, É
Le texte sera dans la publication annuelle prŽvue para”tre en 2010.



M. Nicolas TROTIN,
SociŽtŽ des Antiquaires de Normandie




Plerinages et miracles dans la Normandie dÕAncien RŽgime

La problŽmatique du miracle dans la France dÕAncien RŽgime fut mise en exergue au dŽbut des annŽes 1980 ˆ lÕinitiative de Jean de Viguerie, via une sŽrie de rencontres organisŽes ˆ lÕUniversitŽ catholique de lÕOuest. La Normandie demeura alors hors du champ de prospective des chercheurs et lÕhistoriographie nÕa pas, ˆ ce jour,  tentŽ dÕinterroger cette rŽgion ˆ ce propos. Pourtant, si les sources manuscrites sont muettes, de multiples tŽmoignages Žcrits par des clercs puis diffusŽs par lÕimprimerie permettent de replacer la province ecclŽsiastique de Rouen dans une dynamique dŽveloppŽe ˆ lՎchelle de toute la catholicitŽ et dont lÕapogŽe se situe au dix-septime sicle.



La journŽe du jeudi 22 octobre, se terminait :


Par la visite de lÕAbbatiale de la Sainte-TrinitŽ de FŽcamp
prŽsentŽe par





M. Louis LAGARDE (photo) et Mme Katrin BROCKHAUS

Puis une rŽception dans les salons de lÕHotel de ville de FŽcamp.




De gauche ˆ droite :
M. Bernard BODINIER, prŽsident des Ē SociŽtŽs Historiques et ArchŽologiques de Normandie,
M. Laurent DEMARE, maire adjoint,
au micro : M. Jean-Claude OMONT, prŽsident des Ē Amis du Vieux FŽcamp et du Pays de Caux Č,
M. Patrick JEANNE, maire de FŽcamp et vice-prŽsident du Conseil GŽnŽral de la Seine-Maritime,
M. Franc DUGARD, maire adjoint,
M. Pierre VIRICEL, Conseiller municipal dŽlŽguŽ.







Le  23 octobre : une visite guidŽe du Palais BŽnŽdictine avant le repas du congrs.




Mme Danielle DELAULE, chargŽe des relations publiques du Palais BENEDICTINE et
M. J.-C. OMONT



Photo de groupe devant le Palais BŽnŽdictine






Fin du Congrs le 24 octobre 2009 :

Visite de la Chapelle NOTRE-DAME-DE-SALUT ˆ FŽcamp ˆ lÕinvitation du Pre Olivier MABILLE.




Au centre : Le Pre Olivier MABILLE


Intervenante : Mme Danielle SORET, guide du Patrimoine



LÕintŽrieur du chĻur de la Chapelle Ē NOTRE-DAME-DE-SALUT Č



Vitrail de la Chapelle



Notre DAME DE SALUT,
lieu de plerinage des Marins et
ˆ leurs disparus en mer.

La Vierge est posŽe en 1954 aprs la rŽfection du clocher, arasŽ durant la dernire guerre.





La Mer depuis la C™te de la Vierge, le 24 octobre 2009, ˆ 18h00


(cliquez sur les images pour les agrandir)