44e Congrs des SociŽtŽs historiques et archŽologiques de Normandie (SHAN)

OrganisŽ par la FŽdŽration des SociŽtŽs historiques et archŽologiques de Normandie avec le concours de la ville de FŽcamp, du Conseil gŽnŽral de Seine-Maritime de lÕAssociation des Amis du Vieux FŽcamp et du Pays de Caux et de lÕAssociation des Amis de lÕAbbatiale

Les pŽlerinages et lieux de pŽlerinage en Normandie


(FŽcamp, 22-25 octobre 2009)







ORIENTATIONS DE RECHERCHES ET BIBLIOGRAPHIE
 
Par Catherine VINCENT, Professeur dÕhistoire du Moyen åge, UniversitŽ de Paris X-Nanterre  et
Vincent JUHEL, Vice-prŽsident de la FŽdŽration des SociŽtŽs historiques et archŽologiques de Normandie

On ne peut que se rŽjouir que la FŽdŽration des SociŽtŽs historiques et archŽologiques de Normandie ait retenu pour son thme annuel de 2009 le plerinage. La mise ˆ jour bibliographique jointe ci-dessous montre en effet que ce sujet, que lÕon pourrait croire dŽjˆ largement explorŽ, nÕa gure fait lÕobjet de travaux rŽcents, ˆ lÕexception de deux mŽmoires de ma”trise inŽdits et consacrŽs exclusivement au diocse de Rouen. Plus que le plerinage en lui-mme, cÕest le culte des saints qui a retenu lÕattention, saints guŽrisseurs, saints ŽvangŽlisateurs, saints de proximitŽ ou saints gŽnŽraux du christianisme, dont se dŽtache la figure mariale et, pour les deux derniers sicles, en Normandie, celle de ThŽrse de Lisieux. Or, le plerinage est une forme spŽcifique du culte des saints, ce quÕont bien mis en valeur les analyses plus gŽnŽrales sur lesquelles on pourra sÕappuyer dans un premier temps. Les Žtudes normandes doivent trouver leur place dans les grands chantiers de travail actuellement en cours sur les plerinages, qui sont menŽs ˆ lՎchelle europŽenne, tant en France, sous lՎgide du CARE (Centre dÕAnthropologie Religieuse EuropŽenne de lՃcole des Hautes ƒtudes en Sciences Sociales), que dans les pays voisins, Pays-Bas et Italie, o lÕon se prŽoccupe depuis quelques annŽes de recenser dans la longue durŽe les lieux qui ont ŽtŽ frŽquentŽs par des plerins.
 
Au dŽpart de toute enqute, se pose la question de la dŽfinition de lÕobjet recherchŽ. Sur quels critres dŽterminer que telle chapelle, isolŽe ou insŽrŽe dans une plus grande Žglise, a connu des visites que lÕon peut qualifier de plerinage ? Les rŽflexions menŽes par les chercheurs franais et Žtrangers aboutissent ˆ la distinction des trois ŽlŽments suivants : un support ˆ la dŽvotion (parmi les principaux types : reliques, corps entier, statue, peinture) ; lÕattestation de miracles (qui sont souvent ˆ lÕorigine des dŽplacements) et un Ē concours de peuple Č, autrement dit un nombre suffisant de visiteurs, rŽguliers ou irrŽguliers qui ne sont pas systŽmatiquement encadrŽs par les autoritŽs religieuses. On conviendra que pour les pŽriodes anciennes, les sources ne laissent pas facilement dŽtecter ces critres : ils sont ˆ considŽrer comme des guides, qui aident ˆ ne pas limiter les recherches aux seuls lieux les plus cŽlbres. Les premiers rŽsultats des recensements systŽmatiques menŽs en Italie, aux Pays-Bas ou pour certains diocses franais (Langres, Autun, Grenoble) font sortir de lÕombre nombre de Ē petits Č lieux et, ˆ travers eux, un pan entier des pratiques religieuses restŽes mŽconnues . Dans tous les cas, il importe de bien dater les premires attestations fiables en possession desquelles on se trouve, de manire ˆ Žviter de reporter les phŽnomnes dans un passŽ trop lointain ou une datation Ē immŽmoriale Č dont on conoit le peu de valeur scientifique.
Dans les lignes qui suivent, on suggre quelques axes possibles de travail qui ne sont pas limitatifs et peuvent se trouver enrichis par lÕimagination des chercheurs et les rŽalitŽs du terrain qui peuvent rŽserver de belles surprises !

I - DiversitŽ des mŽthodes dÕapproche

Diverses mŽthodes peuvent tre utilisŽes pour aborder lÕhistoire des plerinages. Si la pŽriode retenue et lՎtat de la documentation dÕarchives le permet, lÕune des plus simples est de concentrer la recherche sur lÕexploitation dÕune source principale, pour ne pas dire unique : les testaments, les visites pastorales, la Semaine religieuse du diocse, les Annales du sanctuaire par exemple. Il peut aussi se produire que des enqutes aient ŽtŽ menŽes au XIXe sicle (ou avant) qui sont en elles-mmes des sources intŽressantes.
 
On pourra tout aussi bien circonscrire un espace prŽcis qui corresponde ˆ une circonscription de la gŽographie ecclŽsiastique, soit un diocse entier (ce qui peut se rŽvŽler particulirement lourd), soit un ou plusieurs doyennŽs. Dans une telle perspective, il est envisageable de recenser toute la documentation disponible, en procŽdant par une mŽthode rŽgressive, partant de la bibliographie contemporaine pour remonter ensuite aux sources les plus anciennes. Un telle approche gŽographique nÕest pertinente que si elle se double dÕune dimension historique : la rŽpartition des plerinages par tranches chronologiques permet de suivre lÕenrichissement du maillage des sanctuaires de plerinage depuis le Haut Moyen åge, ˆ se fonder sur des enqutes menŽes pour dÕautres territoires que la Normandie. Ce phŽnomne semble avoir connu, en France, trois Žtapes majeures, lÕune situŽe aux derniers sicles du Moyen åge (XIIIe-XVe sicles), lÕautre aprs la mise en Ļuvre de la rŽforme catholique, fin XVIe-courant XVIIe sicle, avant une nouvelle reprise au XIXe sicle.
 
Il reste enfin lÕapproche classique mais fort suggestive, et sans doute plus rŽaliste dans le cadre de ce congrs, qui consiste ˆ retracer lÕhistoire dÕun seul lieu de plerinage depuis ses origines jusquՈ son terme, voire ˆ sa situation contemporaine sÕil est encore frŽquentŽ de nos jours. La dŽmarche a pour intŽrt de mettre en Žvidence les alŽas de la vitalitŽ des plerinages, y compris des plus importants. Seuls les hauts lieux les mieux documentŽs se prtent ˆ ce mode de recherche : mais la Normandie nÕen manque pas. Il importe en effet pour eux, comme pour dÕautres de durŽe de vie plus ŽphŽmre, de bien prendre la mesure de leur historicitŽ, soit, autrement dit, dÕobserver ˆ leur propos cette alternance de temps de dŽclins et de succs (de Ē recharge Č, dirait Alphonse Dupront) dont la succession interroge lÕhistorien. LÕensemble de travaux actuellement consacrŽs au Mont-Saint-Michel, dans le cadre dÕune opŽration conduite par les universitŽs de Bari, Caen, Paris X et Turin, en apporte la preuve manifeste. Ce cycle qui a dŽbutŽ presque cinquante ans aprs la cŽlŽbration du MillŽnaire monastique du Mont (1966), dont on conna”t les riches publications qui sÕensuivirent, va se clore ˆ lÕautomne 2008 par un colloque organisŽ ˆ Cerisy-la-Salle sur le thme des reprŽsentations du Mont et de lÕarchange dans la littŽrature et les arts.

II - LÕanthropologie du plerinage

LÕhistoire des plerinages ne se limite pas ˆ leur identification. Pour donner chair ˆ ces listes dont lՎlaboration, pour nŽcessaire quÕelle soit, peut vite devenir dessŽchante, on tentera de puiser dans des sources plus spŽcifiques (rŽcits dÕorigine, recueils de miracles, livrets de plerinage, chroniques). Afin dÕordonner une matire parfois disparate, on trouvera un guide dans la fiche de description des sanctuaires et lieux de plerinage qui a ŽtŽ Žtablie pour les diffŽrents recensements europŽens : la version franaise est inspirŽe ˆ la fois de celle qui a ŽtŽ ŽlaborŽe en Italie et de la prŽparation de lÕenqute conduite par Alphonse Dupront sur les plerinages de la France contemporaine, dans les annŽes 1960. La structure de la fiche se trouve dŽtaillŽe dans lÕarticle de description du programme franais citŽ en bibliographie et tŽlŽchargeable depuis le site ; elle est illustrŽe par les premires descriptions de sanctuaires affichŽes sur le mme site, librement consultable.
 
Sans reprendre par le menu le commentaire des diverses rubriques, on constatera que lÕattention se porte sur les quatre ŽlŽments suivants :
 
- Le premier est relatif ˆ lÕobjet de dŽvotion qui donne lieu au plerinage. Sa nature a pu Žvoluer dans lÕhistoire gŽnŽrale des plerinages. Ainsi, les reliques sont-elles sans doute moins prisŽes quÕelles ne lÕont ŽtŽ durant les pŽriodes mŽdiŽvale et moderne, encore que le tout rŽcent succs remportŽ par les voyages de la ch‰sse de sainte ThŽrse de Lisieux en dise long sur lÕattachement aux supports concrets de la dŽvotion dont la thŽologie chrŽtienne, orthodoxe et catholique, en lÕoccurrence, a fait des mŽdiateurs de la gr‰ce.
 
- Il nÕest pas toujours facile de documenter avec fiabilitŽ les pratiques religieuses qui sont observŽes et recommandŽes (ou non) sur place, notamment pour les pŽriodes les plus anciennes. Pourtant, leur description, leur enrichissement au fil de lÕhistoire et leur attribution tant ˆ lÕinitiative des fidles quՈ la volontŽ du magistre, sont riches dÕenseignement sur ce qui se joue autour des plerinages, en matire de dialogue entre le prescrit et le vŽcu. Rappelons que le plerinage reste un mode de dŽvotion laissŽe ˆ la libre apprŽciation du fidle, sans tre affectŽ par aucune forme dÕobligation, en contexte chrŽtien.
 
- LorsquÕils sont conservŽs ou encore en usage, les amŽnagements qui ont ŽtŽ ŽlaborŽs ˆ lÕintŽrieur du sanctuaire mme et ˆ ses abords, pour lÕaccueil des visiteurs, offrent un autre domaine dՎtude pour comprendre le fonctionnement des lieux, apprŽcier leur rayonnement et la pastorale dont ils ont pu tre le thŽ‰tre, dans certains cas.
 
- Aux grandes phases de lÕhistoire des lieux, telles quÕelles ont ŽtŽ ŽvoquŽes ci-dessus, on ajoutera enfin une attention aux quelques ŽvŽnements marquants qui Žmergent dans la documentation. Ces derniers ont pu provoquer des rassemblements exceptionnels, lors de la visite de personnalitŽs ou du dŽplacement de lÕobjet de dŽvotion (translations et ŽlŽvations de reliques, par exemple) ; ils ont pu Žgalement provoquer une rupture dans la frŽquentation, par des destructions souvent situŽes, dans le contexte franais, soit lors des affrontements religieux du XVIe sicle, soit lors de la RŽvolution franaise. La pŽriode qui suit la mise en application du concile Vatican II nÕa pas ŽtŽ non plus sans consŽquence sur les formes Ē pŽrŽgrines Č de la dŽvotion.

III - Les plerinages dans lÕhistoire

On terminera ce bref panorama par une Žvidence : le plerinage nÕest pas un phŽnomne isolŽ. Les alŽas de la vie dÕun lieu, tout comme lÕhistoire plus globale du phŽnomne envisagŽe ˆ lՎchelle dÕune rŽgion, sont les fruits dÕun contexte prŽcis quÕil importe de ne pas perdre de vue.
Si ce contexte est dÕabord celui de la vie religieuse de lՎpoque (tel lÕessor de la prire pour les ‰mes du Purgatoire illustrŽe ˆ La Chapelle-Montligeon), de la place que celle-ci prend dans la pensŽe et la vie sociale, il ne se limite pas ˆ ces aspects qui enfermeraient le phŽnomne du plerinage dans des cadres trop Žtroits. De nombreuses Žtudes ont bien dŽmontrŽ, pour toutes les pŽriodes, ˆ quel point les cultes et les pratiques de dŽvotion ont ŽtŽ intimement liŽs aux rŽalitŽs sociales et politiques dans lesquelles ils se sont Žpanouis. Un drame local ou national peut se trouver ˆ lÕorigine de lՎrection dÕun sanctuaire, comme on le sait aprs 1870, en France. Ds lՎpoque mŽdiŽvale et tout autant durant les XVIe-XVIIIe sicles, les souverains (et avant eux les ducs de Normandie) se sont appuyŽs sur les figures protectrices des saints et de la Vierge ; cette dernire est devenue un vŽritable Žtendard de catholicitŽ ˆ la suite des affrontements confessionnels du XVIe sicle.
 
Mais lՎchelle nationale, quand ce nÕest plus celle du royaume, nÕexplique pas tout. Celle de la rŽgion sur laquelle se concentrent les Žtudes est Žvidemment de la plus grande influence, une influence encore plus importante, peut-tre, avant que la construction de lÕidentitŽ nationale ne lie le destin de la Normandie ˆ celui du royaume puis de la nation. La mise au jour de la persistance (ou non) de lÕattachement ˆ des figures de saintetŽ proprement rŽgionales et ˆ des sanctuaires liŽs ˆ lÕidentitŽ normande sera du plus haut intŽrt. On constatera sans doute que tous les ermites du Cotentin ou du Bocage ne sont pas totalement tombŽs dans lÕoubli, contrairement ˆ ce que lÕon pourrait penser, de loin !
 
On nÕaura garde enfin dÕoublier le rayonnement des plerins et des plerinages normands, leur diffusion au-delˆ mme de la Normandie, comme une Žtude lÕa dŽmontrŽ pour Notre-Dame-de-la-DŽlivrande ou comme on lÕa rappelŽ ˆ propos de sainte ThŽrse de Lisieux. Enfin, tre plerin en Normandie, cÕest aussi partir ˆ destination dÕautres sanctuaires que ceux du territoire, parmi lesquels sÕimposent la Terre sainte, Rome, plus spŽcialement lors des annŽes jubilaires, ou Saint-Jacques-de-Compostelle, dont le succs contemporain ne doit pas faire oublier lÕhistoire qui a ŽtŽ ponctuŽe de temps de dŽcharge et de recharge. LՎtude de plerins normands partis vers de grands sanctuaires franais ou Žtrangers pourrait rŽvŽler de belles Žtudes (Chartres, Tours, Rocamadour, etc).
 
Les axes de recherche suggŽrŽs jusquÕalors nÕont pas pris en compte une autre dimension du plerinage chrŽtien : la dimension proprement spirituelle donnŽe ˆ cette dŽmarche devenue une mŽtaphore frŽquemment dŽveloppŽe de la vie humaine. Dans les Žcritures chrŽtiennes comme dans leurs commentaires ultŽrieurs par les auteurs spirituels, la Ē pŽrŽgrination Č est apparue comme une figure qui permettait de traduire en termes largement accessibles lÕanthropologie chrŽtienne, la conception qui est la sienne de la condition humaine : une humanitŽ de passage sur terre, comme sur le chemin, vers un lieu convoitŽ, celui du salut promis aux Žlus. Or, il appartint ˆ un normand du XIVe sicle, originaire du Cotentin et devenu moine de lÕabbaye cistercienne de Chaalis, Guillaume de Digulleville, de donner ˆ cette conception une traduction littŽraire de grande ampleur, promise ˆ un beau succs, dans son Ļuvre Le Plerinage de vie humaine. On y chercherait en vain la liste des plerinages frŽquentŽs au XIVe sicle mais on y trouvera une comprŽhension en profondeur du geste, dans le contexte du christianisme occidental, qui Žclaire tant les attitudes des fidles que les ŽlŽments de pastorale qui leur ont ŽtŽ proposŽs.
 
Au terme de ce survol des axes de recherche possibles sur lÕhistoire des plerinages normands, on aura compris que la moisson est abondante ; souhaitons quÕelle trouve de nombreux ouvriers pour aider ˆ mieux cerner ce geste profondŽment enracinŽ dans lÕhistoire des hommes et ˆ en renouveler lÕimage.

I - Ouvrages gŽnŽraux sur lÕhistoire des plerinages chrŽtiens, classŽs par ordre de parution

A/ Ouvrages signalŽs pour aider ˆ situer les enqutes normandes dans un contexte gŽnŽral

 
B/ Volumes rŽcemment publiŽs dans le cadre de travaux collectifs menŽs au Centre dÕanthropologie religieuse europŽenne de lÕEHESS (Philippe Boutry, Pierre Antoine Favre et Dominque Julia) et dans le cadre des entreprises dÕinventaires des sanctuaires et lieux de plerinage, organisŽe et achevŽe en Italie (Giorgio Cracco et AndrŽ Vauchez), en cours pour la France (Catherine Vincent).


II - Les plerinages en Normandie

La sŽlection a retenu les articles qui, de prs et, parfois, de plus loin, intŽressent la thŽmatique du plerinage. Ė lÕexception de quelques ouvrages de rŽfŽrences, notamment du Dr Jean FournŽe[7] (  1997), ne sont citŽs ici que les titres publiŽs aprs 2000, Žtant entendu que les Žtudes parues prŽcŽdemment se trouvent signalŽes dans la longue bibliographie Žtablie dans : Les saints dans la Normandie mŽdiŽvale, Colloque de Cerisy-la-Salle, (26-29 septembre 1996), Pierre Bouet, Franois Neveux (dir.), Caen, PUC, 2000, p. 303-332.

Les travaux ont ŽtŽ classŽs topographiquement, du gŽnŽral au particulier, sans oublier les questions des plerinages extŽrieurs, des sanctuaires rŽpliques et de la culture matŽrielle des plerinages (objets, impressions).
 
Normandie

 
Diocses

 
Villes

 
Saints guŽrisseurs et saints protecteurs en Normandie

 
Culte marial

 
III - Sanctuaires normands
 
Biville (bienheureux Thomas HŽlye)

 
La Chapelle-sur-Vire

 
FŽcamp

 
Notre-Dame-de-la-DŽlivrande

 
Lisieux

 
Le Mont-Saint-Michel

 
Saint Jacques

 
 Culture matŽrielle




ANNEXE

Liste de quelques uns des sanctuaires de plerinage en Normandie

La liste des sanctuaires mariaux a ŽtŽ en grande partie Žtablie ˆ partir du RP J.-B. Drochon (Histoire illustrŽe des plerinages franais ˆ la Trs Sainte Vierge, Paris, Plon, 1890, p. 129-182), les noms en caractres gras correspondent ˆ ceux des sanctuaires en activitŽ dÕaprs ƒmilie Bridois (Pardons et plerinages en Bretagne et en Normandie, Paris, DanaŽ, 1994), qui reprend les informations transmises dans chaque diocse par la direction des plerinages ˆ lՎvchŽ. Cette liste indicative est particulirement riche pour la Vierge mais cÕest la consŽquence du dŽpouillement du travail du RP Drochon. De nombreux sanctuaires, en particulier non mariaux, ont ainsi ŽtŽ omis. Cette liste a uniquement pour objectif de suggŽrer des sanctuaires ou des types de sanctuaires.
 
Calvados

- Plerinages mariaux
ND de La DŽlivrande ˆ Douvres-la-DŽlivrande, ND de Gr‰ce ˆ Honfleur, ND du Bocage au Reculey, ND de Paix ˆ Caen, ND de Saint-Pierre-sur-Dives.

- Autres plerinages
Montchauvet (saint Mathurin), Pont-dÕOuilly (saint Roch), Lisieux (sainte ThŽrse), PrŽaux-Saint-SŽbastien (saint SŽbastien), Saint-Germain-du-Crioult (SacrŽ CĻur), MallouŽ (saint Ortaire).

  Eure

- Plerinages mariaux
ND de GrŠce ˆ Bailleul, ND de la Couture ˆ Bernay, ND de PitiŽ ˆ Nonancourt, ND ˆ Ecouis, ND de la Ronce ˆ Caumont.

- Autres plerinages
Les Andelys (sainte Clotilde), Les Baux-de-Breteuil (sainte Suzanne), Pinterville (bienheureux Pre Laval ˆ lՔle Maurice), Acquigny (saints Mauxe et VŽnŽrand).

 Manche

- Plerinages mariaux
ND sur Vire ˆ Troisgots, ND du VĻu ˆ Cherbourg, ND du Cap Lihou ˆ Granville, ND de Rancoudray ˆ Saint-ClŽment-Rancoudray, ND de la DŽlivrance ˆ Rauville-la-Place, ND de Lourdes ˆ Roncey, ND de Pontorson, ND de Tombelaine, ND de la Salette ˆ Vindefontaine, ND de La Roquelle ˆ Coutances, ND de MontŽglise ˆ Barenton.

- Autres plerinages
Biville (bienheureux Thomas HŽlye), Mont-Saint-Michel, Mortain (bienheureux Guillaume Firmat), Saint-Pair-sur-Mer (saint Gaud), Saint-Sauveur-le-Vicomte (sainte Marie-Madeleine Postel).

Orne

- Plerinages mariaux
Notre-Dame de SŽes (ImmaculŽe Conception), ND du Chne ˆ ClŽmencŽ (Saint-Cyr-la-Rosire), ND de PitiŽ ˆ Longny-au-Perche, ND du Lignon ˆ Couterne, ND de lÕOratoire (ImmaculŽe Conception) ˆ Passais-la-Conception, ND de PitiŽ ˆ Perrou, ND de Recouvrance aux Tourailles, ND-sur-lÕEau ˆ Domfront, ND de Liesse ˆ JouŽ-du-Bois, ND de Liesse ˆ Monmerrei, ND du Repos ˆ MŽdavy, ND de Lignerolles, Mariette de Besdon, ND de la Garde ˆ SŽes, ND de Lorette ˆ Montsort (Alenon), ND de la Paix ˆ Beauchne, ND de Montligeon ˆ La Chapelle-Montligeon, ND de La Roche au Ch‰tellier, ND de La Lande-Patry, ND de PitiŽ ˆ MŽnil-Jean, ND du Vallet ˆ Monnai, ND du Chne ˆ Caligny.

- Autres plerinages
Alenon (sainte ThŽrse-de-lÕEnfant-JŽsus), CŽaucŽ (saint Ernier), Saint-Christophe-le-Jajolet (saint Christophe), Saint-Pierre-de-Sommaire (Saint Nom de JŽsus et ND du Rosaire), Saint-SimŽon-du-Passais (saint SimŽon), Saint-Sulpice-sur-Risle (chapelle des Hosties ou de la Place), Les BŽziers ˆ Saint-Michel-des-Andaines (saint Ortaire), ClŽray ˆ Belfonds (saint Latuin), Magny-le-DŽsert (saint Antoine).

Seine-Maritime

- Plerinages mariaux
ND de Bonsecours ˆ Blosseville, ND de Paix ˆ Sahurs, ND de Gr‰ce au Havre, ND des Flots ˆ Sainte-Adresse, ND du Salut ˆ FŽcamp, ND de La Barre-y-Va ˆ Heurteauville, ND du Chne ˆ Allouville-Bellefosse, ND de Caillouville ˆ Saint-Wandrille, ND de Consolation ˆ Gournay, ND des sept douleurs ˆ Eu, ND des Grves ˆ Dieppe, ND Auxiliatrice au Havre, ND de Bonne-Nouvelle ˆ Arques, ND du Cardonnay, prs dÕAumale, ND des Vertus ˆ Saint-Denis-sur-Scie, ND des Marins au TrŽport, ND de Graville (Ē Vierge Noire), au Havre.

- Autres plerinages
Eu (saint Laurent), FŽcamp (PrŽcieux Sang).