L'association

Le Patrimoine de Fécamp

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Le Cap Fagnet

Louis LAGARDE

 

 

 

Le site du Cap Fagnet, au sommet de la falaise, présente une vue remarquable de la Côte d'Albâtre.

C'est le point le plus élevé des falaises de Caux, 105 mètres : l'appellation de « Pays des Hautes Falaises » pour la région de Fécamp est bien justifiée.

La perspective des falaises abruptes qui dominent la longue bande de galets et de rochers est étonnante par tous les temps (sauf par temps de brouillard !). Cette vue s'étend sur près de 30 kilomètres depuis la Porte d'Amont d'Etretat, vers le sud-ouest, et, au nord-est, presque jusqu'à Veulettes. L'éclairage est surprenant le matin, vers Etretat : le haut des falaises se découpe comme une dentelle à la lumière rasante du soleil levant. A l'approche du soir, la barrière des falaises, en direction nord-est vibre à la clarté du soleil : les longues coulées de terre argileuse, couleur d'or, semblent ombrager les stries rigoureusement horizontales des silex bleus et de la craie blanche ; au sommet, l'éclatante verdure des valleuses illumine le ciel.

 

Autrefois, ce cap, point d'avancée de la falaise dans la mer, était dénommé le « Heurt de Fécamp ». Ce terme est très évocateur des dangers que courent toujours les marins en s'approchant des hautes lames qui éclatent au pied des falaises, par gros temps. Les courants du « Trou au chien », au pied du cap, ont une dangereuse réputation pour les voiliers.

Le site très particulier au sommet du cap a été utilisé au cours de la dernière guerre mondiale par les ingénieurs allemands de l'Agence Todt : ils ont fait du secteur de Fécamp un poste d'observation très rigoureux sur la Manche. Autour de ce site, le « Mur de l'Atlantique » possède encore un nombre impressionnant de blockhaus (ouverts à la visite pendant l'été).

A proximité, la haute statue dorée de Notre-Dame-de-Salut, tournée vers le large, rappelle la foi des marins de la cité des Terre-Neuvas. La chapelle du XIVe siècle était reliée au Prieuré de Notre-Dame-du-Bourg-Baudouin qui accueillait depuis le XIe siècle les pèlerins venant honorer les reliques de la puissante Abbaye de la Sainte-Trinité.