L'association

Le Patrimoine de Fécamp

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ASSEMBLEE GENERALE

dimanche 6 avril 2014

   

Etaient présents :  
  • M. A POUSSIER WINSBACK, Maire
  • P. AUBRY, 1er adjoint Culture et Patrimoine
  • D. FIDELIN, Maire de Montivilliers
  • D. HEUZE chargé des services du Patrimoine
  • V. SAMPIC animatrice du Patrimoine
  • Les représentants des Amis de St Valery

Etaient excusés :
  • L. LAGARDE, président d’honneur
  • Ch. REVET, sénateur
Le mot du Président

Chers Amis,
Merci pour votre présence.
Vous êtes nombreux, c’est bien et réconfortant.
Cela prouve l’intérêt que vous portez à votre Association.
Pour nous qui en avons accepté la charge, c’est un stimulant.
Les Amis du Vieux Fécamp et du Pays de Caux vont bien. Rien n’est facile. Tenir la ligne est notre réflexion permanente.
Répondre à vos attentes fait partie de notre responsabilité.
Nos activités sont diversifiées entre conférences, voyages, soirées musicales, éditions, communications à travers la presse rappelant des faits du passé
Le PATRIMOINE en est le dénominateur commun entre découverte, connaissance, protection, sauvegarde, et aussi sauvetages et comme actuellement immatériel avec l’Odyssée Belge.
Le nombre d’adhérents se maintient malgré le départ des amis qui ne l’ont pas désiré. Les nouvelles adhésions assurent l’équilibre.
Votre Conseil d’Administration travaille et se réunit chaque mois. Le Conseil de l’Ethique est sollicité et s’exprime. Nous avons besoin de l’entendre.
Les personnes qui assurent le fonctionnement du Bureau méritent notre reconnaissance. C’est un engagement permanent que l’on ne peut réellement apprécier que si on suit les affaires.
Je les sollicite souvent. Je pense à A. CARPENTIER, J.Cl JEANNE, Ch. MOIGNARD.
L’évènement 2013 restera l’Edition du Bulletin n° 51 présenté en décembre dernier, consacré à deux familles fécampoises qui ont marqué leur passage dans la ville, les CONSTANTIN mais également les SAUTREUIL.
Cela a été possible grâce à un travail de recherches et de compilation de Michel LION, comme il a su le faire déjà pour G. COUTURIER. Les éléments réunis en ont fait un volume fixant la mémoire et le mérite des familles qui ont marqué l’histoire de la ville. Il est absent aujourd’hui pour raisons familiales. Je voudrais que le compte-rendu d’Assemblée indique qu’il a été remercié et applaudi.
Nos descendants seront heureux dans quelques années ou décennies de pouvoir retrouver ces récits, comme nous avons pu l’être nous, en redécouvrant l’histoire d’A. Legros, A. Le Grand ou Ch. Le Borgne et bien d’autres. La diffusion de cet ouvrage est satisfaisante. Le soutien du Crédit Agricole a été de l’oxygène. On peut seulement regretter que la Mairie n’ait pas cru bon de souscrire pour quelques exemplaires.

Nous avons eu par ailleurs la possibilité de ressortir une belle histoire, l’Odyssée Belge pour marquer le centenaire de la guerre 14/18, édité dans un de nos bulletins en 1974. C’est l’affaire de l’année 2014.
On parle beaucoup de l’anniversaire de ce terrible évènement meurtrier qui a changé le monde. Nous avions l’opportunité de revenir sur une rencontre humaine riche en émotion,  à partir d’une sensibilité locale et régionale. Rappeler la fusion qui s’est faite avec nos amis belges était à la fois un plaisir et un devoir, mais en même temps tellement facile et tellement beau.
Beaucoup de commémorations seront faites au plan international et national. Nous savons que Fécamp et Ste Adresse sont particulièrement engagés ce qui est normal. Nous aurons ainsi apporté notre contribution.
Les belges en Pays de Caux, c’est une romance. Une belle histoire, qui se perpétue. Nous sommes très heureux de la marquer à notre manière avec nos moyens.
Nous nous engageons à mettre en place les projets annoncés, et nous espérons vous voir participer au :
Voyage en juin à Péronne
 Déjeuner animation en septembre au casino avec récital de treize chansons contemporaines de l’époque.
Je le répète, c’est une grande satisfaction de pouvoir ainsi honorer nos amis belges.

Nos finances sont saines.
Contrairement à certaines associations, on ne dépense pas plus que ce que nous avons. Nous savons aussi que nous ne pouvons compter sur la générosité publique, ce qui est un mal pour un bien. Nous conservons ainsi notre liberté d’action. Notre trésorier JP FIQUET y veille et gère en « bon père de famille » comme on dit.
Le site internet fonctionne bien. L’autoroute de la communication est indispensable. 2000 visites par mois, c’est satisfaisant et surtout utile pour se faire entendre. Des adhérents nous ont dit récemment qu’il était bien construit et dynamique. Merci à P. WALLON et Ch. MOIGNARD.
Des satisfactions nous en avons d’autres, O combien !
Lors de notre dernier déjeuner amical de février un couple de nos adhérents nous a remis un fonds de photos anciennes d’une rare qualité et tout à fait représentative de ce qu’était Fécamp à une époque. Nous remercions M. et Mme COUDRAY pour cette donation exceptionnelle.
Nous réfléchissons à l’utilisation que nous allons bien sûr en faire.
Malgré ce bilan plutôt satisfaisant, on ne peut se montrer entièrement satisfait, surtout quant à l’état du Patrimoine, malgré des déclarations toujours optimistes il y a quelque temps. La communication a été bien faite en Mairie de Fécamp, mais souvent peu en phase avec les réalisations.
Notre Assemblée Générale est l’occasion pour nous de solliciter pour le moins des avis sur des orientations, peut être des confirmations.
Nos préoccupations d’hier restent celles d’aujourd’hui.
Dans l’actualité, notre première question portera sur le Musée des Pêcheries.
Nous avons toujours observé une position de réserve pour ne pas en ajouter aux nombreuses récriminations entendues au fil des nombreuses années de travail.
Quelle est sa date réelle d’ouverture ? J’insiste sur le mot « réelle ». L’activité touristique et culturelle de Fécamp ne pourra supporter une deuxième année de fermeture du musée.
Cela sera une grande faiblesse de management pour ceux qui en ont la charge.
Avoir dit qu’il ne fallait pas fermer le musée des Terre-Neuvas à l’été 2013 m’a valu une volée de bois vert.
Par souci de clarté et de communication positive, la publication d’une projection économique concernant le coût de fonctionnement du nouveau musée sur plusieurs années serait intéressante.
En ce qui concerne les travaux de l’Abbaye, nous avons découvert dans la presse que la deuxième tranche devenait d’actualité. C’est une belle annonce qui est arrivée comme cela comme un poisson d’avril. En analysant sur notre site l’instruction du dossier, les délais, les coûts des interventions au niveau financier, on constate que cela ne peut être qu’un vœu pieu. 

Monsieur le Maire, lors d’une Assemblée Générale il y a 3 ans s’était engagé à relancer ce projet en faisant valoir, ce que l’on peut comprendre, les  difficultés pour une ville comme Fécamp  à satisfaire le budget. Nous rappelons sur notre site internet le coût et la durée des travaux de la première phase, entre l’instruction et la fin des travaux, plus de 10 ans.
La grande surprise est l’Hôtel Massif, sur le parking de la rue E. Marchand, mais c’est encore une annonce du mois de mars, mais nous en prenons acte. L’image de la ville en dépend.
Quant à la chapelle Ste Anne sur la rivière, nous rappelons l’engagement de M. le Maire il y a quelques mois, de la mise en œuvre des travaux, mais on pourrait dire là encore : « Sœur Anne ne vois-tu rien venir ? ».
Notre question portera aussi sur la restauration des façades.
C’est une excellente initiative. Quand les collectivités auront réalisé ce qu’elles exigent des particuliers, en restaurant les propriétés dont elles ont la charge, Fécamp sera une ville propre après la restauration des trottoirs et la remise en état des rues.
Tout un programme que nous rappelons souvent. Nous voulons être utiles.
Ceci dit puisque nous sommes dans une période de changement, pourquoi ne pas essayer un rapprochement franc et direct basé sur des éléments tangibles.







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Les travaux de restauration de l’abbatiale La Trinité de Fécamp

(vu au travers de la presse locale)

La première étude de restauration de l’abbatiale remonte à 1994 - il y a donc 15 ans - au départ le chantier devait être achevé en 2001 ; en fait, le ministère de la culture avalise le projet dit définitif en 2001 et ensuite vienfra l’étude du plan de financement
Début 2005, les fécampois étaient informés officiellement du début des travaux de la façade sud très dégradée par l’usure du temps (air marin, pluie, gel et pollution) voire dangereuse (chute de pierres)
En réalité, depuis octobre 2004, les échafaudages se faisaient attendre ; le chantier ne commencera qu’en juillet 2005 seulement par l’arrivée des cabanes de chantier, puis en juillet 2006 par les échafaudages et enfin en décembre 2006 par le début effectif du travail
La durée était programmée à 16 mois.
En fait, il y eut à cette époque un « arbitrage budgétaire » ou dit autrement : la Ville n’était pas prête quand l’Etat l’était (en 2002) puis à l’inverse l’Etat n’était plus prêt en 2005-2006
Aujourd’hui encore le chantier n’est pas terminé avec encore en cours une travée et un contrefort ; la fin du chantier est programmée en juin 2009 après donc deux ans et demi de travaux (et non pas 16 mois).

Le coût des travaux : 2,7 millions d’euros.

La participation au financement :
  • 30% l’Etat ou 785 000 euros,
  • 24% la Région 630 000 euros dans le cadre du contrat de plan,
  • 21% la Ville de Fécamp ou 550 000 euros sous forme d’un fonds de concours,
  • Le Département 547 000 euros sur un budget total de 575 000 euros attribués aux monuments classés, les fonds étant payable sur une présentation de facture définitive donc les versements d’acomptes se feront par la Ville

La localisation des travaux :
On a parlé de plusieurs tranches de travaux (de trois tranches sur 15 ans), et puis d’une seule tranche allant du portail ouest axial au portail latéral sud (5ème travée), en réalité les travaux portent sur les 4 travées 10 à 7 incluses.

Les intervenants :

Le propriétaire du monument est la Commune.
Du fait du classement aux Monuments historiques de la France, le maître de l’ouvrage est l’Etat
.
L’affectataire est la paroisse Saint-Guillaume
.
Il faut ici citer l’association des amis de l’abbaye
.
Notre association n’ayant qu’un rôle informatif : s’informer pour elle-même et informer ses adhérents ainsi tous les fécampois


Les six lots sont : la maçonnerie, la sculpture, la charpente, la couverture, la ferronnerie et les vitraux plus l’évacuation des eaux.

Les entreprises bénéficiaires des lots :
  • La Société TERH de Vernon, avec une agence à Lisieux, chef de chantier Paul Marmignon à la tête d’un chantier de 6 à 8 personnes dont trois tailleurs de pierre, l’un d’entre eux est appareilleur, et deux maçons.
  • Ateliers Mainponte de Mondoubleau pour la sculpture.
  • Entreprise Lanfry pour la charpente.
  • Entreprise Boutel de Rouen pour la couverture.
  • Atelier Forfait de Grand Couronne pour la ferronnerie.
  • Atelier Courageux de Crèvecoeur le Grand pour les vitraux.
Les travaux eux-mêmes :

140 m3 de pierre à changer soit 336 tonnes (1 m3 pèse 2,3 tonnes).
Certaines pierres sont nettoyées et conservées, d’autres les plus usées sont changées.
Le parement posé est de 20 centimètres environ parfois plus profond pour maintenir et adhérer à l’ensemble de la structure.
La plupart des blocs de pierre pèse 500 kilos. Les joints sont au coulis de chaux.
Un tailleur de pierre traite un bloc de pierre par jour de l’état brut à prêt à poser-sculpté ; la pierre est mise en place par le maçon.

La pierre précédemment utilisée :
  • A l’extérieur le tuf, parfois la pierre de Caen, le grès de Fécamp ; avec le temps elle grisait et s’effritait.
  • A l’intérieur, nous avons une pierre calcaire assez tendre.
La pierre utilisée pour les travaux :

Elle vient d’Espagne près de Valence ; c’est un grès dénommé le bateig ; une pierre semi-dure.
Elle a été choisie parce que plus dure que celle précédente mais aussi l’une des plus proches.

Le grès des Vosges avait été pressenti mais n’a pas été retenu.


Le travail accompli ne sera vraiment visible qu’après le retrait des échafaudages ; mais on peut d’ores et déjà admirer dans les hauteurs les colonnettes situées sous les arcs-boutants ainsi que les modillons en trèfle ou autres sous la gouttière ; bien que surpris par l’état de neuf et par le contraste avec les parties anciennes, on ne peut que féliciter ce beau travail accompli qui est peut-être fait pour 1000 ans, celui antérieur ayant duré presque 800 ans.

Concernant la suite des travaux, on a parlé de terminer le côté sud ; de la partie nord de l’édifice avec une enveloppe de 4.830.000 euros ; de la nef, du chevet…
On a peu d’information sur la toiture : état actuel et travaux à prévoir…
On a parlé de 17 années consécutives de travaux dont 2,5 seraient déjà réalisées.
Le contexte économique est devenu défavorable pour la poursuite de ces travaux et pourtant tout récemment le plan de relance de l’Etat devrait bénéficier à plusieurs grands monuments de la Haute-Normandie pour un montant total de 10 millions d’euros, avec la restauration surtout de la cathédrale de Rouen et de l’abbaye du Bec Hellouin.

L’Abbatiale de Fécamp remonte  pour cette partie là de l’édifice - les 5 dernières travées de la nef - au début du 13ème siècle sous l’abbatiat de Raoul d’Argences, très exactement entre 1190 et 1216…

Quels ont été les grands chantiers antérieurs ? Il y en a eu deux principalement :

1°) au début du 14e siècle, la modification de la partie sud du chœur avec la suppression des tribunes et la création de grandes fenêtres puis au 15ème le prolongement de la chapelle axiale.
2°) à l’époque de la Renaissance, le portail ouest était très abimé ; les tours latérales avaient été endommagées au moment des guerres de religion - voir certaines gravures - La restauration ne vint qu’au 18ème siècle, le grand portail fût refait dans un style classique tardif.


En 1840, l’abbatiale de Fécamp est classée monument historique. Ceci dès la première liste de 1.000 monuments français - très exactement 1.034 - établie par les préfets à la demande de Prosper Mérimée.
Elle figure parmi les 28 monuments de la Seine Inférieure. Mais elle aurait été paraît-il le 16ème monument français choisi par Mérimée.
Cette liste était en fait celle des monuments pour lesquels des secours ont été demandés et qui donc nécessitaient des crédits de l’Etat ; ces crédits attendus en 1840 ne seraient-ils donc arrivés que 165 ans après à l’occasion de la restauration actuelle !!



                            
                Le 29 mars 2009 Yves Duboys Fresney





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Assemblée Générale (suite)

Cette Assemblée Générale fût agrémentée par deux présentations portant sur le Patrimoine local et régional.


Châteaux et Manoirs du Pays de Caux


Le matin les responsables du Vieux-Saint-Valery sont venus vers nous, pour présenter l’exposition qu’ils ont faite sur les Châteaux et Manoirs du Pays de Caux. Nous sommes reconnaissants d’avoir réservé leur dimanche matin pour assurer un moment enrichissant de notre patrimoine bâti et historique.


Les moulins de la Valmont


L’après-midi, après un excellent repas au Casino de Fécamp, notre administrateur, Nicolas Leroux, nous réserva un exposé fort intéressant sur les moulins de la Valmont. Son travail de mémoire réalisé mérite d’être retenu pour le prochain bulletin.